Afin d'éviter de suivre son grand frère Facebook sur une pente très glissante, le réseau social fait désormais tout pour améliorer son expérience utilisateur.

Anxiété, dépression, cyberharcèlement et FOMO ("Fear of Missing Out", la peur de manquer quelque chose), Instagram ne procurerait pas vraiment les sentiments les plus bénéfiques à ses utilisateurs. À tel point que l'application, propriété de Facebook, a été désignée en mai 2017 comme étant le "réseau social le plus préjudiciable pour la santé mentale des jeunes" par l'association Royal Society for Public Health. Elle se place en toute fin de classement des réseaux sociaux "bons pour la santé mentale", juste derrière Snapchat.

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Face à ce constat, Instagram tente de redorer son blason. Dans un article paru le 3 avril dernier sur Quartzy, on apprend que l'application a embauché une équipe dédiée à l'amélioration de l'expérience Instagram. Appelée Wellbeing team, équipe bien-être, sa mission est de s'assurer que vous n'êtes pas triste derrière votre écran.  

Lors d'un événement Bloomberg début mars, Eva Chen, directrice des partenariats mode sur Instagram, s'est exprimée à ce sujet : "[L'équipe] se consacre au bien-être de la communauté, afin qu'elle devienne un espace plus sûr, où les gens se sentent bien. C'est une priorité pour Instagram, l'un des plus importantes."

En décembre dernier, Instagram embauchait Ameet Ranadive, vice-président des revenus de Twitter, pour diriger l'équipe. 

"Je vais diriger l'équipe bien-être, qui aidera à promouvoir une attitude positive sur Instagram, et protègera la communauté des comportements et contenus nocifs. Voici un article de Wired qui explique un peu mieux le travail de cette équipe."

Bien que l'on ne sache pas encore quelles seront les méthodes de cette nouvelle équipe, Instagram a déjà mis en place plusieurs outils pour améliorer l'expérience utilisateur : filtre des commentaires potentiellement malveillants, exclusion des applis frauduleuses ou encore possibilité de signaler aux autorités compétentes des victimes de mal-être.

Malgré tout, Instagram paie aussi les pots cassés de son grand frère Facebook, dont le récent scandale Cambridge Analytica a très fortement terni l'image et précipité le départ de certains utilisateurs. Et des enquêtes sont en cours afin de déterminer si Instagram ne se serait pas égaré dans le commerce illégal de certaines données personnelles, comme sa maison-mère Facebook. 

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