Facebook a acheté des espaces publicitaires sur Google qui ciblent toutes les recherches où le réseau social est associé à la Russie.

Avant Google, Facebook a reconnu début septembre avoir vendu, sans le savoir, près de 100 000 dollars d'espaces publicitaires à de faux comptes russes. Mais le réseau social a pris les devants pour éviter que son image ne soit ternie par cette révélation. La firme de Mark Zuckerberg a acheté des publicités sur Google pour qu'un message apparaisse lorsque les mots "Facebook" et "Russia" sont associés lors d'une recherche en anglais.

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"Nous prenons la confiance au sérieux", peut-on lire dans ce message, uniquement accessible depuis Google aux États-Unis. "Nous allons travailler pour protéger l'intégrité des élections sur Facebook à l'échelle mondiale", est-il écrit en conclusion de la publicité.

L'annonce mène à une page d'aide de Facebook dans laquelle sont listés les moyens mis en œuvre par le réseau social pour lutter contre les publicités néfastes. Il y est aussi fait état de la participation de Facebook à l'enquête du Congrès américain sur les interférences de la Russie dans l'élection présidentielle 2016. 

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CAPTURE D'ÉCRAN/Mashable
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CAPTURE D'ÉCRAN/Mashable

"Nous avons récemment annoncé un plan en 9 points pour protéger notre communauté des ingérences électorales et pour promouvoir un engagement civique authentique sur Facebook", a déclaré un porte-parole de Facebook à Mashable. "Ces dernières semaines, nous avons publié des publicités dans plusieurs journaux et médias en ligne, ainsi que sur les moteurs de recherche, pour décrire nos actions. Nous prenons la confiance de la communauté Facebook très au sérieux et nous souhaitons être clairs sur le fait que nous prenons des mesures immédiates", a-t-il conclu. 

Après une longue phase de déni durant laquelle Mark Zuckerberg a estimé "folle" l'hypothèse d'une influence de son entreprise sur la victoire de Donald Trump, Facebook reconnaît enfin ses erreurs. Mais le réseau social ne se prive pas d'attaquer celles et ceux qui l'ont critiqué. Sur Twitter, le responsable de la sécurité de Facebook, Alex Stamos, s'en est pris à la couverture médiatique agressive à l'encontre de son entreprise. 

Les espaces publicitaires achetés par Facebook sur Google vont peut-être redorer le blason de la firme. En attendant, ils confirment l'appétance de l'entreprise pour les publicités. 

– Retrouvez l'article de Patrick Kulp sur Mashable

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