Facebook a identifié de nouvelles tentatives de manipulation politique de sa plateforme à l'approche des élections législatives de mi-mandat aux États-Unis. La firme n'a cependant pas identifié les auteurs.

Trente-deux comptes ou profils Facebook et instagram identifiés et fermés. C'est la réponse du réseau social après la découverte d'une tentative de manipulation politique de sa plateforme à l'approche des élections de mi-mandat, les midterms, aux États-Unis.

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Tout en affirmant ne pas savoir qui est derrière cette action "coordonnée", le groupe indique toutefois qu'"une partie de ces activités est cohérente avec ce que [Facebook] avait vu de la part de [l'organisation liée à la Russie] Internet Research Agency" au moment de l'élection présidentielle de 2016.

Des adversaires déterminés qui changent tout le temps de tactique

Parmi les 32 comptes supprimés, un profil créé en mars 2017. Le plus récent date lui de 2018. Au total, ils avaient publié près de 10 000 messages sur le site. Ces pages étaient suivies par 290 000 comptes et ont dépensé 11 000 dollars pour sponsoriser près de 150 contenus ("ads"), les rendant ainsi plus visibles.

"Nous faisons face à des adversaires déterminés, bien financés, qui n'abandonneront jamais et changent tout le temps de tactique. C'est une course aux armes, et nous aussi nous avons constamment besoin de nous améliorer", explique le groupe de Mark Zuckerberg dans un communiqué.

Selon un article du New York Times, relayé sur le compte Twitter de Facebook, des responsables de l'entreprise ont indiqué lors de réunions au Congrès que "la Russie pouvait être impliquée" dans cette affaire. Dans son communiqué, Facebook explique également avoir trouvé "des liens" entre les comptes supprimés "et les comptes de l'IRA (l'Internet Research Agency), désactivés l'année dernière".

10 millions de personnes touchées en 2016

Les élections de mi-mandat sont cruciales pour les Républicains car elles vont déterminer s'ils peuvent conserver leur majorité à la Chambre des représentants et au Sénat.

"L'annonce faite aujourd'hui par Facebook montre que nous avons encore beaucoup à craindre. Ces acteurs étrangers malveillants portant les marques de la précédente campagne d'ingérence identifiée comme russe continuent d'abuser et d'instrumentaliser les plateformes des réseaux sociaux pour influencer l'électorat américain", a dit Adam Schiff, représentant démocrate siégeant à la commission du renseignement.

Facebook avait indiqué en octobre qu'environ "10 millions de personnes aux États-Unis" avaient visionné des contenus sponsorisés financés par près de 500 comptes activés depuis la Russie avant l'élection présidentielle de 2016.

– Article initialement publié sur le site de France 24

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