En matière de lutte contre le gaspillage, la pêche mondiale a encore des progrès à faire.

Jeté par-dessus bord ou pourri, un poisson pêché sur trois n'est finalement jamais mangé, apprend-t-on dans un rapport biannuel de l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, mis en ligne ce lundi.

Environ un quart de ces pertes sont des prises finalement rejetées en raison de la petite taille du poisson ou de son espèce indésirable. Le reste est dû à une mauvaise gestion du poisson, notamment en matière de réfrigération.

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De façon générale, il faut noter que le niveau de production de poissons a atteint un niveau record, notamment à la faveur de la pisciculture chinoise. Mais la quantité de poissons capturés à l'état sauvage, elle, n'a presque pas bougé depuis la fin des années 80. 

La consommation mondiale augmente

Il est prévu que d'ici 2030, nous consommerons 20 % de poissons de plus. Pour soutenir ce rythme, les fermes piscicoles devraient continuer à se multiplier. Mais cette tendance n'est pas sans conséquence pour l'environnement : en effet, le poisson d'élevage est souvent nourri aux poissons sauvages – tels que les sardines et les anchois – capturés en mer. Or, cette pêche intensive est hautement polluante.

Surtout, la surpêche continue à sévir dans certaines régions. En Méditerranée, en mer Noire et dans le Pacifique Sud-Est par exemple, deux tiers des espèces sont surexploitées.

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