Le PDG du constructeur automobile soupçonne des organisations tierces d'avoir commandité ces vols de données.

Elon Musk a envoyé un e-mail à l’ensemble du personnel de Tesla, durant la soirée du dimanche 17 juin, dans lequel il accuse un employé de sabotage. Le PDG du constructeur automobile américain soupçonne l’employé d’avoir transmis des données à une organisation tierce.

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Dans l'e-mail, qu’a pu se procurer CNBC, Elon Musk affirme que son employé a tenté de procéder à un "sabotage important et préjudiciable" pour l’entreprise, expliquant qu’il a modifié le code du système d’exploitation de l’usine Tesla sous un faux nom. "La portée de ses actions n’est pas encore nette", écrit le patron de Tesla, soulignant que l’employé était motivé par une "promotion qu’il n’a pas reçu".

Celui-ci aurait aussi partagé "de grandes quantités de données très sensibles avec des tierces parties inconnues". "Comme vous le savez, il y a une longue liste d'organisations qui veulent que Tesla meure", écrit Elon Musk, s’interrogeant sur l’implication possible de "Wall Street", des "entreprises du pétrole et du gaz" ou de "la multitude des gros constructeurs automobiles adversaires fonctionnait au gas/diesel". "S’ils essaient autant de tricher sur les taux d’émissions [de CO2, ndlr], peut-être qu’ils essaient de tricher par d’autres moyens ?", écrit Elon Musk.

Ambiance tendue chez Tesla

Ces accusations de sabotage surviennent une semaine à peine après l'annonce de la suppression d'environ 3 000 emplois chez Tesla, soit environ 9 % de ses effectifs. Les employés d'usine, comme la personne accusée de sabotage, ne sont pas concernés par ces suppressions, même si une centaine d'entre eux avaient dû prendre la porte l'année dernière.

En parallèle, Tesla n'arrive à tenir aucun de ses délais sur la production de la Model 3, lancée l'année dernière et qui doit devenir son cheval de bataille. L'entreprise devait être capable d'en produire 5 000 par semaines à la fin de l'année 2017, mais a largement échoué. Le deuxième but était d'en produire 2 500 à partir du mois d'avril. Là également, ce fut un échec. Au début de ce mois de juin, l'entreprise produisait 3 500 voitures par semaine et continue à perdre de l'argent.

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