Il s'agit d'un héritage de l'Union soviétique, selon Quartz.

Parce qu'elles sont complètement décentralisées, les monnaies virtuelles n'ont pas de base arrière géographique. En effet, les cryptomonnaies n'appartiennent ni à un État, ni à une ville donnée : elles circulent partout dans le monde. Mais lorsque l'on observe le secteur de plus près, une nationalité ressort. Parmi les acteurs, nombreux sont russes.

VOIR AUSSI : L'Iran interdit à ses banques les échanges en cryptomonnaies

Sur les marchés spéculatifs de l'ICO (Initial Coin Offering), ces endroits où les entreprises lèvent des fonds en échange de jetons, la ville qui héberge le plus de fondateurs de projets cherchant des capital-risqueurs est Moscou, selon les statistiques de l'entreprises Atomico reprises par Quartz. Car la Russie est un véritable réservoir à talents en programmation et en chiffrement – une situation qui serait un héritage de l'époque soviétique, durant laquelle les sciences et l'éducation physique étaient des matières prioritaires à l'école.

Après l'effondrement de l'Union soviétique, les scientifiques présents sur le marché se sont retrouvés beaucoup plus nombreux que les offres d'emplois. Lancer une entreprise tech est alors devenu un choix de carrière largement partagé, dans les années 90. Preuve du tropisme russe pour l'industrie technologique : aujourd'hui, rien que chez Sberbank, la plus grande banque du pays, on trouve 11 000 développeurs, ce qui est davantage que tous les salariés de Snap, Square et Twitter réunis, fait remarquer Quartz.

La Russie regorge ainsi de profils intéressants en matière de nouvelles technologies, mais manque toujours de fonds. Les marchés de l'ICO sont donc d'importants moyens de trouver rapidement des financements, d'où la prédominance du pays dans le secteur des cryptomonnaies.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.