Les jeux en streaming et sur abonnement sont-ils l'avenir du jeux vidéo ? Google semble y croire et entend lancer Yeti, son propre service, selon des informations ayant fuitées dans la presse.

Google en veut toujours plus. Le géant américain veut lancer son propre service de jeux vidéo en streaming et sur abonnement, selon des documents internes à l’entreprise obtenus par le site The Information (article payant).

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Le service, développé sous le nom de code Yeti, permettrait de jouer sans avoir à télécharger les titres. Google travaillerait actuellement sur deux possibilités pour l'utilisation de Yeti. La première consisterait à utiliser Chromecast TV, la clé à brancher sur un port HDMI pour lire sur un téléviseur quelconque le contenu diffusé sur notre tablette, smartphone ou ordinateur, pour que les clients aient accès au service.

La deuxième hypothèse de l’entreprise serait de lancer sa propre console de salon, qui servirait de relai entre le service de streaming et le téléviseur. Cette potentialité inclut le développement d’une manette propre au nouveau service de Google.

À la fin du mois de janvier, Google a embauché un grand ponte du jeu vidéo outre Atlantique, Phil Harrison, qui a notamment passé quinze ans chez Sony avant de rejoindre la branche Xbox de Microsoft. Aucun détail au sujet de sa mission n’a été révélé par Google, mais l’intéressé avait affirmé à la presse qu’il s’agissait d’une "opportunité extrêmement spéciale".

Ce n’est pas la première fois que Google se lance – ou semble se lancer, plutôt – dans le développement d’un service dédié aux jeux vidéo. En 2014, l’entreprise avait expliqué avoir développé une manette pour faire de son Android TV une véritable console de salon. Mais le produit n’a jamais atteint le marché.

Alors que les services de streaming musicaux ou de films sont devenus la norme, les services de streaming de jeux vidéo peinent encore à s’imposer. Sony et Microsoft se sont récemment positionnés sur le marché, tandis que Nvidia possède une petite communauté avec Nvidia Grid. Du côté des start-ups, on note également l’existence de Blacknut en France. Le retard avec les films et la musique pourra-t-il être rattrapé ? La course est lancée.

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