Comme à chaque édition du Consumer Electronics Show, le plus grand salon au monde dédié aux nouvelles technologies, les principaux constructeurs de téléviseurs font dans la surenchère pour réaffirmer leur puissance sur un marché concurrentiel.

Un CES sans grandes télés – que dis-je, immenses télés – ne serait pas un CES. Chaque année, le plus grand salon de l’électronique au monde est l’occasion pour les leaders du marché de relever leurs manches afin de déterminer qui a les plus gros biceps. Une compétition s’organise ainsi officieusement chaque année : celle de l’écran le plus grand, le plus original, le plus performant, le tout fabriqué dans le respect des modes et contraintes technologiques du moment.

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En cette édition 2018, deux mastodontes s'affrontent clairement sur le ring : LG et Samsung, qui proposent deux technologies différentes, même si assez proches l’une de l’autre – l’OLED pour LG, et le QLED pour Samsung. Nous serons susceptibles de compléter cet article dans les jours à venir en cas d'annonces supplémentaires du côté des autres fabricants.

L'OLED 8K, 88 pouces de LG

Avant même le début des conférences de presse, qui commencent pour la plupart deux jours avant l’ouverture officielle du salon, LG a dévoilé un gigantesque écran OLED 8K de 88 pouces, grillant ainsi la primeur d'une annonce à Samsung. Si nous avions déjà pu voir des écrans 8K plus grands, celui-ci est le tout premier de cette taille à utiliser la technologie OLED. Pour une image de 7 680 x 4 320 pixels, affichée sur 223 centimètres de diamètre, il a nécessité plus de 33 millions de pixels. 

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LG

Le "mur" 4K, 146 pouces de Samsung

Ce lundi, ce fut donc au tour de Samsung d’entrer en piste avec "The Wall", un écran 4K ultra-fin mesurant pas moins de… 146 pouces, soit environ 370 centimètres. Oui, c’est un mur, en quelque sorte.

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Brian Wong/Mashable

Pour parvenir au combo ultime "finesse + grandeur + qualité d’image", Samsung a fait appel à la technologie MicroLED. Celle-ci permet de composer un écran avec autant de LED que l’image comporte de pixels. Comme c’est le cas sur les dalles OLED, chaque MicroLED est auto-émissive, et permet de s’affranchir de tout système de rétroéclairage comme le requiert le LCD. Mais la vraie plus-value de ce téléviseur MicroLED, c’est sa modularité : composé d'une centaine de panneaux d'une dizaine de centimètres, il peut donc techniquement être "élargi à l’infini", en ajoutant des panneaux, tout en affichant une image Ultra HD.

Pour le moment, il est en revanche assez difficile de lui prêter un rendu supérieur à l’OLED et au QLED à l’œil nu. Samsung prévoit de commercialiser The Wall en France au printemps, mais il faut bien sûr s’attendre à des prix qui atteignent des sommets. 

Encore plus loin, avec la télé OLED "enroulable"

Le "Wall" à peine dégainé, LG a répliqué avec un écran UHD de 65 pouces enroulable. Oui, à enrouler comme un poster ou une toile de projection. Dit comme ça, la technologie peut paraître gadget, mais on imagine assez aisément qu'un écran pliable pourrait parfaitement s'intégrer à une salle de réunion ou dans nimporte quel endroit où transporter des écrans géants peut être fastidieux. 

La firme sud-coréenne avait déjà présenté il y a plusieurs années un premier prototype du genre, mais de taille bien plus petite (12 pouces). Celui-ci est donc plus ambitieux par sa taille – environ 224 centimètres –, mais aussi par son concept, puisque qu’il se plie dans un petit caisson design que l'on pourrait fixer au mur.

S’il relève encore du prototype, LG espère bien le commercialiser à l’horizon 2020. 

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