Google a rendu public le nombre record de demandes de données reçues de la part de gouvernements. Sans surprise, les États-Unis sont en tête, et la tendance est mondialement à la hausse.

Les géants de l'Internet sont de plus en plus sollicités par les gouvernements en recherche d'informations sur leurs concitoyens. Le rapport de transparence semestriel que vient de publier Google le confirme.

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Sur la période allant de janvier à juin 2017, une centaine de pays ont demandé 48 941 données impliquant les comptes de 83 345 personnes. Le moteur de recherche indique avoir fourni 65 % des données demandées. Par rapport à la précédente période, on observe une augmentation de 24 %.

Depuis la création de ce rapport en 2009, jamais les chiffres n'avaient atteint de tels niveaux. Le nombre de demandes atteignait alors péniblement 15 000 au niveau mondial. L'ONG Privacy International, qui milite contre les violations de la vie privée, estime que la croissance observée ces dernières années n'est pas prête de s'arrêter, rapporte la BBC

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all countries all time

Les États-Unis arrivent en tête. Le gouvernement de Donald Trump a ainsi requis à 23 446 reprises l'accès à des données d'utilisateurs de Google sous la forme de mails, d'enregistrements sonores ou d'historiques de recherches. 

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Si les États-Unis sont les plus mauvais élèves, les Nations unies, eux, sont les meilleurs. L'ONU n'a adressé qu'une seule demande à Google. On se demande bien qui a été visé...

En Europe, l'Allemagne cumule plus de 7 000 demandes entre janvier et juin 2017.

La France a émis moins de 6 000 demandes, dont 63 % ont abouti à une réponse positive de Google. Même si la patrie des droits de l'homme respecte davantage la vie privée des internautes, la tendance reste à la hausse par rapport aux années précédentes.  

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