Suivant l'exemple de la France et du Royaume-Uni, la Chine a déclaré vouloir se débarrasser de toutes ses voitures à essence et diesel pour les remplacer par des véhicules électriques.

La Chine ne veut plus voir de voitures polluantes, à essence ou à diesel, sur ses routes. Et elle s'engage à passer au tout électrique.

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Cette déclaration, qui peut paraître surprenante, a été faite lors d'un salon automobile à Tianji, dans l'est du pays le week-end du 9 et 10 septembre. Xin Guobin, le ministre de l'industrie et de l'informatique, a annoncé que le ministère s'était lancé dans l'élaboration d'un calendrier pour mettre fin aux voitures à essence et diesel.

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Un concept de voiture électrique de Yudo X-¦Ð présenté en avril.
VCG VIA GETTY IMAGES

L'annonce fait l'effet d'une bombe, car la Chine est actuellement le plus grand vendeur de voitures au monde, avec 28 millions de véhicules vendus en 2016, soit un tiers des 88 millions de voitures et de vans vendus dans le monde cette année-là.

La Chine en guerre contre la pollution de l'air

Depuis quelques mois, la Chine développe des stratégies très agressives contre la pollution de l'air qui ne semble pas vouloir quitter ses villes. Le pays autorise ainsi les véhicules polluants à circuler seulement certains jours, et les véhicules lourds ont l'interdiction d'être sur les routes dans les périodes où les nuages de pollution sont très forts.

De plus, le projet du pays de passer au "tout électrique" a déjà commencé. Grâce aux généreuses subventions de l'État, la Chine a vendu 507 000 véhicules électriques l'an dernier, dont 350 000 voitures. Le reste comprend des bus et camions électriques – mais les véhicules hybrides, qui ne polluent que peu, ne sont pas intégrés dans ce nombre.

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Une voiture Tesla en train de charger à une station de Shandong, en Chine.
LIGHTROCKET VIA GETTY IMAGES

L'Empire du Milieu a aussi lancé un projet de réseau de 800 000 points de recharge pour véhicules électriques. 150 000 bornes ont déjà été construites en 2016. Les habitants des grandes villes du pays, comme Pékin ou Shangaï, peuvent ainsi trouver un point de recharge dans un rayon de 5 kilomètres selon les publications officielles du pays.

La Chine, bon élève face aux États-Unis de Trump

La Chine, plus gros émetteur de gaz à effet de serre du monde, rejoint ainsi la France et le Royaume-Uni dans le camp des pays qui se sont engagés à bannir les véhicules à essence et diesel d'ici 2040.

Toutes ces initiatives chinoises produisent un fort contraste avec la politique automobile des États-Unis depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir. Après avoir retiré le pays de l'accord de Paris, les décisions du président américain tendent à relâcher les efforts faits en matière d'émission de carbone par les voitures.

Les standards mis en place par l'administration Obama pour réduire les émissions de gaz à effet de serre sont peu à peu déconstruits par le nouveau gouvernement, pour le plus grand bonheur de l'industrie automobile américaine.

– Adapté par Charlotte Viguié. Retrouvez la version originale sur Mashable.

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