Facebook est prêt à dépenser des centaines de millions de dollars pour couvrir les droits d’auteur des musiques de toutes les vidéos de ses utilisateurs.

De la vidéo coûte que coûte. Voilà le leitmotiv de Facebook pour les années à venir. Alors le réseau social de Mark Zuckerberg envisage désormais de verser un gros chèque de plusieurs centaines de millions de dollars aux plus gros labels de musique mondiaux pour que leurs utilisateurs n’aient pas à se soucier des droits d’auteur de la bande-son de leurs productions maison, rapporte Bloomberg.

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Jusqu’à présent, c’est à vos risques et périls : si vous postez sur Facebook une vidéo à laquelle vous avez collé la dernière chanson d’Ed Sheeran, il a de fortes chances pour que votre contenu soit rapidement repéré par les détenteurs des droits et supprimé de la plateforme. Mais à l’heure où Facebook envisage de faire des publicités vidéos sa vache à lait, pas question que cela continue.

Je paie, ils produisent

Depuis plusieurs mois, le réseau aux deux milliards d’utilisateurs promettait aux labels d’élaborer un système capable de traquer et d’identifier les contenus nécessitant un versement de droits d’auteur. Mais cela s’avère finalement bien trop long à mettre en place. Alors pour agir vite, Facebook aurait décidé de mettre la main au portefeuille pour satisfaire les maisons de disque tout en laissant libre court à la création de ses utilisateurs. Et plutôt que de perdre un temps fou à courir après les contenus illégaux pour ensuite demander leur retrait à Facebook, les labels pourraient bien accepter le deal.

Régler ce problème de droits d’auteur est d’autant plus urgent pour Facebook, qui vient de lancer ces jours-ci sa plateforme Watch aux États-Unis – et bientôt ailleurs dans le monde. En plus d’y publier des contenus vidéos originaux coproduits avec des chaînes télé et d’autres acteurs majeurs, Facebook entend aussi inciter ses utilisateurs lambdas à poster de plus en plus de vidéos, entrecoupées de messages pub bien-sûr, en échange d’un pourcentage des revenus publicitaires générés. De quoi faire peut-être un jour de l’ombre à YouTube.

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