Le renvoi par Google de l'ingénieur à l'origine du manifeste anti-diversité "Google's Ideological Echo Chamber" n'a pas plu à l'alt-right, qui a si bien rétorqué que Google a dû annuler une grande réunion prévue à ce sujet.

La grande réunion des employés de Google pour discuter du fameux manifeste "anti-diversité" qui a provoqué la polémique n'aura finalement pas lieu. La réunion a été annulée pour des questions de sécurité, afin de protéger plusieurs employés dont les noms ont été publiés et ont tourné sur des forums d'extrême-droite, selon l'entreprise.

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Dans un e-mail envoyé aux "Googlers" le 10 août, le PDG Sundar Pichai a déclaré avoir pris cette décision car plusieurs employés "s'inquiétaient pour leur sécurité et craignaient de se voir 'affichés' publiquement s'ils posaient une question dans le Town Hall [la grande salle de réunion et de conférence]."

De nombreuses questions pré-réunion – et le nom de leur auteur(e) – ont fuité sur Internet

C'est le site Web Recode qui a, le premier, annoncé l'annulation et publié l'e-mail intégral du PDG de Google. En préparation de cette réunion, les employés avaient proposé et voté pour différentes questions auxquelles le PDG devrait répondre pendant la réunion. De nombreuses questions – et le nom de leur auteur(e) – ont fuité sur Internet et été largement diffusés sur les forums et réseaux sociaux sociaux de la communauté alt-right.

Sundar Pichai a déclaré que Google cherchait un moyen de "prendre du recul et de créer de meilleures conditions pour avoir cette discussion", promettant "plusieurs forums (...) où les gens pourraient se sentir à l'aise pour parler librement", sans toutefois fournir plus de détails. "Nous trouverons un meilleur moyen d'aider nos employés à se connecter et à discuter de ces sujets importants", a expliqué un porte-parole de la firme dans une déclaration.

Quand l'alt-right se mobilise

La réunion avait initialement été organisée plus tôt dans la semaine simultanément au renvoi de James Damore, l'ingénieur de logiciels auteur du pamphlet anti-diversité de 10 pages. Le manifeste critiquait plusieurs initiatives de Google pour la diversité et soutenait que l'écart entre hommes et femmes dans la tech était dû à des "différences biologiques" entre les deux sexes.

Son renvoi a mis le feu aux poudres du côté de l'alt-right qui a vite rétorqué. Sur Internet, ses militants ont dénoncé la décision de Google et préparé plusieurs plans pour se venger. C'est à ce moment-là que les noms de plusieurs "Googlers" ont tourné, ainsi que certains e-mails et messages internes fuités depuis la messagerie de la firme.

– Adapté par Charlotte Viguié. Retrouvez la version originale sur Mashable.

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