Une biographie du millionnaire nous apprend que l'un des collaboratrices de longue date d'Elon Musk aurait un jour été renvoyée pour avoir demandé une augmentation de salaire. La polémique enfle au point que la mère d'Elon Musk en personne s'en mêle.

Dans sa biographie d'Elon Musk, l'auteure Ashlee Vance raconte comment le milliardaire aurait mis à la porte l'une de ses assistantes, Mary Beth Brown, après douze ans de bons et loyaux services. Motif du licenciement : la fidèle employée aurait réclamé une augmentation de salaire. Depuis la sortie du livre, en mai 2015, l'anecdote était passée inaperçue. Jusqu'à ce que Business Insider se décide cette semaine à rédiger un article et à s'interroger sur ce fameux extrait.

VOIR AUSSI : Elon Musk tacle Mark Zuckerberg qui a une "compréhension limitée" de l'intelligence artificielle

Elon Musk l'aurait sommée de prendre deux semaines de repos pour voir si elle lui était indispensable

Intitulé "Elon Musk : l'homme qui va changer le monde", l'ouvrage revient sur l'histoire de Mary Beth Brown, assistante et conseillère de l'homme d'affaires. Après plus d'une décennie de collaboration à ses côtés au sein de l'entreprise SpaceX, la jeune femme lui aurait donc demandé d'augmenter de façon "significative" son salaire. En guise de réponse, Elon Musk l'aurait sommée de prendre deux semaines de repos... pour voir si elle lui était vraiment indispensable. À son retour, Musk lui aurait finalement fait comprendre qu'il n'avait plus besoin de ses services, du moins à ses côtés. Après s'être vue proposée un autre poste au sein de l'entreprise, elle aurait décidé de faire ses cartons. 

Aïe. Et l'affaire ne s'arrête pas là. Quelques heures après la publication de l'article de Business Insider, le site Jalopnik retrouve un post Quora de l'ex-femme d'Elon Musk, Justine Musk, dans lequel celle-ci confirme dès 2015 la véracité de l'histoire. 

dg4qz8jwaaewk7o.jpg

D'une manière générale, la biographie dépeint l'homme d'affaires comme un patron cruel et tyrannique, aux antipodes de l'image décontractée et accessible qu'il cultive sur les réseaux sociaux. Elon Musk a fini par réagir aux accusations dans plusieurs messages sur Twitter, ce vendredi 11 août, affirmant que le récit d'Ashlee Vance était "correct dans l'ensemble", mais "truffé d'erreurs et jamais vérifié", malgré les requêtes qu'il lui aurait personellement adressées.

"De toutes les anecdotes fausses, celle-ci me trouble le plus. Ashlee n'a pas sorti cette histoire après en avoir parlé avec moi ou mon assistante. C'est un non-sens total", écrit-il. D'après lui, Mary Beth Brown a été "une formidable assistante durant plus de dix ans, mais la gestion de l'entreprise se complexifiant, elle nécéssitait plus de spécialistes qu'une généraliste."

"Mary Beth a reçu l'équivalent de 52 semaines de salaires en guise de compensation et en remerciement de ses efforts. Elle a rejoint une petite entreprise, là encore comme généraliste", explique encore Elon Musk.

Affaire de famille

L'affaire a pris une toute autre ampleur lorsque May Musk, la mère du milliardaire, a également posté sur Twitter un message assassin pour confirmer les dires de son fils. "Je suis d'accord. Certains faits étaient scandaleusement faux, mais dans son ensemble, la 'bio' était intéréssante", affirme-t-elle.

Elon Musk a fini par essayer de détendre l'atmosphère, en précisant qu'il n'avait jamais affirmé être "un samouraï", comme le rapporte dans un autre passage l'ouvrage. Toujours sur Twitter, il ajoute également : "Il y a une douzaine d'anecdotes fausses ou à moitié fausses qui n'importent pas vraiment et entre 5 et 10 qui importent. Je pourrais les publier, pour ceux qui sont intéréssés".

Notons que sur l'histoire du licenciement de Mary Beth Brown, Elon Musk n'est jamais vraiment rentré dans les détails. Il ne s'est notamment pas exprimé sur la demande d'augmentation de salaire de sa collaboratrice, ni sur sa proposition d'"absence-test". La principale concernée et ancienne employée n'a pour le moment fait aucun commentaire.

– Adapté par Majda Abdellah. Retrouvez la version originale sur Mashable.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.