On en sait un peu plus sur les plans de SpaceX pour assurer une connexion Internet au monde entier. Ceux-ci consisteraient à lancer 4 425 satellites à compter de 2019. Problème : 4 425, c’est trois fois plus que le nombre de satellites actuels.

Internet pour tous, sans les travaux de câblage coûteux qui vont avec, est le nouvel objectif à atteindre (parmi tant d'autres) d’Elon Musk. Et il est, il faut le reconnaître, plutôt enthousiasmant. Sauf que si beau projet, une fois mené à bien, parviendrait à résoudre un problème sur Terre, il en créerait, à terme, un autre là-haut : la démultiplication des débris spatiaux en orbite autour de notre planète bleue.

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Jeudi 4 mai, la vice-présidente des affaires gouvernementales de SpaceX, Patricia Cooper, a exposé devant le Sénat américain les plans de l’entreprise pour ouvrir Internet à tous depuis l'espace. 4 425 satellites seraient ainsi envoyés à partir de 2019 – et jusqu'en 2024 – dans le Cosmos à bord de la fusée Falcon 9 de SpaceX. Pour comparaison, 1 459 satellites opérationnels étaient en orbite de la Terre fin 2016. Les premiers tests seront effectués dès la fin de l’année et courant 2018.

Le processus est relativement simple : des satellites transmettront des données Internet à des infrastructures associées au sol et directement sur les terminaux de consommateurs qui feront "la taille d’un ordinateur", précise le site ArsTechnica. Si ça marche, 7 500 nouveaux engins seront lancés dans une seconde phase.

Wo, wo, wo, wo. Vous êtes sûrs ? Ça fait quand même beaucoup de satellites tout ça.

La question des déchets spatiaux

En avril dernier, l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT) alertait déjà sur les risques auxquels les futurs satellites d’Elon Musk exposeraient l'espace. Avec un nombre grandissant de satellites en orbite autour de la Terre, les chances que des collisions surviennent s’accroîssent, et avec eux, le nombre de déchets spatiaux, impossible à contrôler.

La question des déchets spatiaux est d'ailleurs devenue l'un des chevaux de bataille des agences spatiales mondiales au cours de ces dernières années. Mais en dépit de nombreux tests, aucune solution fiable pour s’en débarrasser n’a encore été trouvée. Selon l’auteur de l'article du MIT, la mise en orbite des satellites de SpaceX pourrait augmenter de 50 % le nombre de collisions entre satellites. Rendant alors l’envoi de nouveaux satellites et l’exploration spatiale plus complexes. De son côté, SpaceX assure qu’elle évitera les problèmes de déchets spatiaux en améliorant constamment son réseau satellitaire, grâce à ses propres fusées.

Mais bon, pas d’inquiétude, d’ici 2019, Elon Musk nous aura déjà tous embarqués sur Mars.

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