L'utilisation de la fausse application Greyball, permettant aux chauffeurs Uber de contourner les forces de l'ordre, fait l'objet d'une enquête ouverte par le Département de la justice des États-Unis, rapporte Reuters, jeudi.

La série noire se poursuit pour Uber et n'est pas prête de s'arrêter. En plus des départs en rafale côté management, la start-up la plus valorisée du monde (68 milliards de dollars soit 64 milliards d’euros) est désormais au coeur d'une enquête pénale. Le Département de la justice des États-Unis s'intéresse à une fausse application créée par la société, Greyball, conçue pour éviter les autorités et les policiers, affirme Reuters, jeudi 4 mai.

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L'outil, dont l'utilisation avait été révélée par le New York Times en mars dernier, aurait permis aux chauffeurs Uber d'éviter les autorités et les forces de l'ordre, notamment dans les villes où l'entreprise n'avait pas encore le droit d'opérer, comme à Portland dans l'Oregon, jusqu'en 2015. Identifiés grâce à leurs données bancaires, les policiers étaient redirigés vers la fausse application, leur indiquant des voitures fictives. Un moyen pour les chauffeurs d'éviter tout contrôle des autorités.

L'enquête vient seulement de débuter : "Uber a reçu une assignation du grand jury fédéral de Caroline du Nord, exigeant d'obtenir les documents pour comprendre comment cet outil fonctionnait et où il était déployé", explique à l'agence Reuters une source proche du dossier. "Cela indique qu'une enquête pénale est en cours".

Rien n'est dit pour le moment sur les charges qui pourraient être retenues contre Uber. Après les révélations du New York Times, le directeur technique de l'entreprise avait affirmé qu'une enquête en interne allait être menée, avant d'assurer que la fausse application ne serait plus utilisée pour cibler les autorités.

– Adapté par Majda Abdellah. Retrouvez la version originale sur Mashable.

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