En 2013, les murs de l’immeuble 5Pointz de New York avaient été repeints en blanc puis détruits. De nombreux graffeurs avaient perdu au passage toutes leurs œuvres qui recouvraient la façade.

L’immeuble de 5Pointz était surnommé la Mecque du graffiti. Et en une nuit, elle avait disparu. Après avoir laissé pendant plus de vingt ans les street artists du monde entier utiliser les murs de cette ancienne usine de compteurs à eau du quartier de Long Island City, son propriétaire Gerald Wolkoff avait fait repeindre le bâtiment en blanc. Avant de raser le site un an plus tard pour y construire deux tours de logements de luxe.

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Le collectif des graffeurs de 5Pointz avait alors saisi la justice pour faire valoir leurs droits sur leurs œuvres d’art inopinément détruites. À l’époque, le juge mandaté décrivait le site comme "le lieu de résidence de la plus grande collection d’art à la bombe des États-Unis", rappelle l’AFP, qui attirait chaque jour des touristes du monde entier.

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Siqui Sanchez via Getty Images

Des œuvres d'art reconnues

Le procès a finalement eu lieu en octobre et novembre 2017 devant un jury qui avait estimé que la moitié des 49 œuvres citées dans le dossier "méritaient d’être considérées comme des œuvres d’art reconnues". Mais puisque Gerald Wolkoff, le propriétaire de feu 5Pointz, avait refusé d’être jugé par un jury, c’est finalement le juge qui a tranché.

Lundi 12 février, le juge fédéral Frédérick Block a rendu une décision écrite, dans laquelle il accorde aux 21 artistes du collectif des dommages et intérêts à hauteur de 6,75 millions de dollars pour leurs œuvres détruites. Parmi eux, le graffeur Jonathan Cohen, alias Meres One, obtient 1,325 million de dollars.

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