"Est-ce que c'est une bonne situation ça, bot artistique ?"

Personnellement, je n'ai jamais rien compris à l'art contemporain et je suis assez hermétique aux formes abstraites d'expression artistique. Je suis un peu comme Driss dans "Intouchables", qui ne pige pas bien comment on peut mettre 30 000 euros dans quelque chose qui ressemble à un saignement de nez sur une toile.

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Mais bon, j'ai l'esprit ouvert et j'essaie de ne pas être top inculte. Alors en tombant sur ce bot Twitter, qui prend des vidéos aléatoires sur YouTube pour en faire des œuvres contemporaines, je me suis dit : "Pourquoi pas ?". Après tout, un bot a aussi le droit de saigner du nez sur la toile.

D'autant plus que le bot en question, gracieusement nommé "Youtube artifact", utilise une technique qui existe bel et bien : le datamoshing. C'est la destructuration d'une vidéo en modifiant les repères temporels dans les paramètres d'encodage. Plus clairement, c'est une manière d'enlever des pixels et des données pour donner un aspect étrange à l'image. C'est assez compliqué à expliquer dans le détail, mais les images issues du datamoshing sont facilement reconnaissables.

Le bot Twitter, créé par le programmeur informatique David Kraftsow, sont donc légèrement étranges :

Pas mal, non ? Mais le mieux, dans toute cette histoire, c'est que j'ai découvert que le datamoshing est une vraie pratique artistique sur YouTube ou Reddit. Le rappeur Yunk Jake a même fait une chanson et un clip fondé uniquement sur ce principe. On vous laisse avec cette réalisation d'envergure.

Yung Jake

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