En une décennie d'existence, le Vélib' a beaucoup été utilisé, s'est fait un peu maltraiter... et s'est parfois retrouvé, loin, très loin de Paris.

Le Vélib' fête ses dix ans ce samedi. Le pari de la mairie de Paris a payé : une décennie après leur lancement, les 20 000 vélos en libre-service font désormais partie intégrante de la vie des Franciliens. Plongeon dans le canal, mauvaise chute… Avec 200 000 utilisateurs, ce sont autant d’histoires qui se sont passées à dos de Vélib'. L'occasion de revenir sur les cinq aventures les plus WTF vécues depuis sa naissance par la bicyclette parisienne.

VOIR AUSSI : En Chine, le système de vélos en libre-service est devenu un vrai problème d'urbanisme

Cette fois où un type a décidé de rejoindre Lyon en Vélib’

Souvenez-vous, en 2012, un Vélib' s’était mystérieusement retrouvé accroché sur une borne Vélo'V à Lyon. Alors oui, c'est techniquement possible, vu que les deux systèmes de vélos en libre-service appartiennent à JC Decaux. Mais 500 km séparent tout de même les deux villes françaises. La performance était en réalité signée de l"humoriste Maxime Musqua pour le lancement de la chaîne YouTube de Studio Bagel. Il ne fut pas le seul à faire une chose pareille : l'année dernière, Mashable vous parlait d'un homme qui avait rejoint le Mont Blanc en Vélib'. 

Cette fois où un Vélib’ s'est retrouvé à Bamako

Vous avez bien lu, Bamako, la capitale du Mali. En Afrique. L’origine de cette histoire, c’est une image qui apparaît sur les réseaux sociaux en 2013 : on y voit un homme poser sur l'un des vélos parisiens dans une rue de Bamako. D’où cette question : comment est-il arrivé là ?

nlp2snq98o3ked6zx04yapvar0o460x543.jpg
Facebook

On peut déjà écarter l’hypothèse de quelqu’un d’un peu éméché qui aurait pris à droite au lieu de tourner à gauche en fin de soirée. Il y avait bien, comme l’expliquait Slate Afrique à l’époque, une rumeur selon laquelle un trafic de Vélib’ existait entre l’Afrique et la France. Mais cette information a été démentie depuis. Encore aujourd’hui, le mystère reste entier.

Cette fois où un mec a poursuivi un métro à dos de Vélib’

Oui, on sait, ça n'a pas de sens. C’est arrivé en 2015 et il existe une vidéo pour en témoigner : on y voit un homme poursuivre (péniblement) un métro sur son Vélib’. Les ravages de l’alcool ? Non, même pas. L’homme sur la vidéo s’appelle Florian Dagobert et a simplement voulu "faire le buzz", comme le dit si bien Le Point. Pas de chance pour lui, sa performance était illégale et il a fini par être placé en garde à vue, avant d’être obligé par la justice "à suivre des stages de sensibilisation".

Cette fois où un Vélib’ s’est retrouvé incognito à Strasbourg

Imaginez. Vous vous baladez à Strasbourg, il fait beau. Et là, vous croisez un joli vélo vert et or. Vous vous approchez pour en admirer les détails. Quand soudain, surprise, vous vous rendez compte qu’il s’agit en fait d’un Vélib’ ultra-pimpé par son propriétaire.

C’est 20 Minutes qui avait rapporté l’information au début de cette année. Là aussi, le mystère le plus total entoure l’histoire de ce Vélib’. Comment est-il arrivé là ? Mais qui est donc son propriétaire autoproclamé ? Là encore, on ne le saura probablement jamais.

Cette fois où un chanteur a écrit une chanson en hommage au Vélib’

On ne pouvait pas terminer cette sélection sans vous parler du tubesque (n’ayons pas peur des mots) "La Vélib’ération", un morceau de Florent Nouvel qui célèbre le vélo en libre-service. Comme l’explique Le Parisien, le titre date en fait de 2012, mais le chanteur vient juste de le ressortir, histoire de célébrer l’anniversaire du service avec humour. On vous laisse l'écouter. 

Pour célébrer ses dix ans, Vélib’ prévoit d'ailleurs un relooking. En janvier 2018, l’ensemble du parc des vélos JC Decaux sera remplacé par ceux du nouvel opérateur, Smoovengo. Il faudra donc dire au revoir au bicyclettes grises et bonjour aux vélos de couleurs (encore à définir) à assistance électrique. Ne soyez pas triste, ce sera l’occasion de se faire d'autres souvenirs avec ces nouveaux vélos. Cela dit, on vous déconseille fortement de les emmener à Lyon ou à Moscou. Car la caution de l’engin s’élèvera toujours à 150 euros.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.