L’appli Arts & Culture de Google a mis en ligne son nouveau projet : We Wear Culture. Une immense plateforme consacrée à la mode qui regorge de contenus interactifs parmi lesquels la numérisation à très haute définition de robes mythiques de couture.

Rares sont ceux qui ont la chance d’apprécier de près les détails d’une robe de haute couture. Quelques centaines de journalistes les voient défiler lors des Fashion Week internationales. Nous autres devons souvent nous contenter de quelques photos sur papier glacé. Enfin ça c’était avant que l'application Arts & Culture de Google ne décide de s’intéresser à la mode.

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Après avoir numérisé une vingtaine de châteaux de la Loire et surtout des millions d’œuvres d’art à travers le monde, Arts & Culture s’intéresse à la mode. Le nouveau projet de l’application de Google a été mis en ligne le 8 juin. Clairement, on est incapable de vous lister tous les contenus à voir dans We Wear Culture tant le panel est riche.

Visites et vidéos en VR

Entre des vidéos en réalité virtuelle sur la petite robe noire de Gabrielle Chanel imaginée en 1925 et précieusement conservée au musée des Arts décoratifs à Paris ou sur les coulisses du laboratoire de conservation du Costume Institute du Metropolitan Museum of Art de New York, à regarder au cardboard, des articles sur les impacts environnementaux ou économiques de l’industrie ou encore une visite depuis son smarpthone du musée Frida Kahlo au Mexique ou du Kobe Fashion Museum au Japon : il y a de quoi y passer des heures.

Un appareil photo haute couture

Mais ce qui nous a le plus frappé, c’est la douzaine de pièces iconiques immortalisées en ultra-haute définition. Pour ce faire, le laboratoire Arts & Culture a fait appel à sa Art Camera. Ce super-héros des appareils photo, développé par les ingénieurs du lab, prend des images en gigapixels, c’est-à-dire de plus d’un millard de pixels, ce qui révèle des détails invisibles à l’œil nu. Et là où l’Art Camera avait déjà fait ses preuves sur des tableaux de maîtres (allez jeter un œil au plafond de l’Opéra de Paris par Chagall, c’est dingue), il a fallu habituer la machine à zieuter des vêtements.

"Le plus difficile avec les vêtements, ça a été de capter toutes les textures"

"Le plus difficile avec les vêtements, ça a été de capter toutes les textures", nous explique-t-on chez Google France. Alors quand l’Art Camera met environ 30 minutes à numériser un tableau, il a fallu rester parfois une bonne demi-journée devant une robe ou un kimono pour réaliser une captation parfaite. Mais le jeu en valait la chandelle. La preuve avec les détails complètement hypnotisants de cette robe de cocktail créée par Cristobal Balenciaga en 1953 et gardée à la Cité de la mode et de la dentelle de Calais. Ou le corset (assez bling-bling) de la reine Elizabeth I datant du XVIe siècle exposé au Kyoto Costume Institute.

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Robe de cocktail de Cristobal Balenciaga, 1953.
Google Arts & Culture
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Détail de la robe de cocktail de Cristobal Balenciaga, 1953.
Google Arts & Culture
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Corset de la reine Elizabeth I, 1500.
Google Arts & Culture
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Détail du corset de la reine Elizabeth I, 1500.
Google Arts & Culture

Si vous avez du temps devant vous c'est par ici, vous n'avez qu'à promener votre souris et, surtout, à zoomer.

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