Aux États-Unis, la veuve d'Hunter S. Thompson a extrait l'ADN du cannabis préféré de l'écrivain décédé pour le cultiver et commercialiser ces plants d'herbe.

Le grand Hunter S. Thompson était surtout connu pour sa contribution au monde du journalisme. Mais il était aussi réputé pour son amour de la weed.

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Aujourd’hui, grâce à son veuve Anita Thompson, ses précieux plants de marijuana pourraient bien être mis en vente dans des coffee shop américains.

Anita Thompson a raconté qu’elle est régulièrement contactée par des businessmen de la weed qui souhaitent donner le nom de Hunter S. Thompson à leur plant d’herbe. Mais elle n’a jamais voulu accepter puisqu'il ne s’agissait jamais vraiment de son herbe.

Mais aujourd’hui, Anita Thompson a des tas de projets pour la ferme Owl Farm de 17 hectares où vivait Hunter, située à Woody Creek dans le Colorado, tout près d’Aspen, rapporte le Aspen Times.

Si Anita Thompson ne détient plus les droits d’auteur des ventes des livres d’Hunter, elle est par contre propriétaire de sa maison, dans laquelle Hunter S. Thompson a vécu du milieu des années 1960 jusqu’en 2005, où il s’est suicidé.

"Donc maintenant je possède la maison, la propriété, le logo et l’image", a expliqué Anita au Aspen Times, à qui elle a aussi confié son souci de préserver l’authenticité de la marijuana de Thompson.

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Hunter S. Thompson sur la terrasse de sa ferme Owl Farm dans le Colorado, juillet 1983.
ALAN HILLYER/WRITER PICTURES WORLD RIGHTS (WRITER PICTURES VIA AP)

"Si je mets le nom d’Hunter sur des plants de quelqu’un d’autre, je ne pourrais jamais faire marche arrière et dire : ‘non, ce n’est pas de la vraie'".

Alors Anita travaille maintenant avec une entreprise pour faire pousser les six variétés originales de cannabis qu’Hunter avait l’habitude de fumer, ou au moins des hybrides, avant de les mettre en vente au public.

Quelques jours après son interview au Aspen Times, elle a détaillé dans un message posté sur Facebook qu’elle avait conservé de l’herbe et du hashish d’Hunter S. Thompson pendant plus de 12 ans.

"J’ai trouvé une méthode légale pour extraire l’ADN de la marijuana et du hash que fumait Hunter et que j’avais préservés depuis 12 ou 15 ans. Je veux réussir à mettre en vente des plants pour ceux qui veulent profiter du cannabis authentique d’Hunter dans les états où cela est légalisé", écrit Anita Thompson.

De quoi concurrencer Snoop Dogg ou Wiz Khalifa, qui ont aussi leur propre marque de cannabis.

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Snoop Dogg aussi commercialise sa marijuana.
Leafs by Snoop

Anita Thompson confie avoir gardé le secret sur la consommation de cannabis d’Hunter dans les années qui ont suivi sa mort car elle voulait qu’on ne parle de lui que pour son travail d’écrivain. Mais maintenant, elle estime pouvoir être plus transparente sur le mode de vie atypique du journaliste.

"J’ai toujours voulu attirer les regards sur son travail et loin de son mode de vie, mais maintenant j’ai l’impression que je peux parler plus ouvertement de ça", affirme-t-elle. "Je suis fière de le faire maintenant. Avant, c’était un peu trop risqué".

Les bénéfices du commerce de weed permettront de financer les rénovations d’Owl Farm pour en faire un musée et un lieu de retraite pour écrivains. Owl Farm devrait ouvrir pour des visiteurs en mai 2017, sur rendez-vous uniquement.

– Adapté par Louise Wessbecher. Retrouvez la version originale sur Mashable.

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