Voilà la conclusion d’une étude statistique récente : deux heures et demie de sport par semaine suffisent à réduire largement les maladies mortelles liées à l’alcool

De soirée en soirée, de verre en verre, je me sens glisser doucement vers l’alcoolisme mondain. Et les bonnes résolutions que je prends chaque lundi n'y changent rien.

Mais, bonne nouvelle du jour : je ne mourrai peut-être pas d’un cancer du foie. Une étude publiée le 31 août dans le British Journal of Sports Medecine démontre que faire deux heures et demie de sport par semaine – temps qui correspond généralement aux recommandations nationales – réduit voir annule quasiment les risques de cancers et autres sympathiques maladies liées à l’alcool.

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L’étude se fonde sur les statistiques médicales de 35 000 britanniques – six cohortes de 40 ans et plus depuis 1994. Ils ont été partagés par catégories de buveurs, de celui qui est sobre comme un moine au pilier de comptoir à trois grammes. Et par catégories de sportifs de larve de canapé à marathonien. Après recoupement, les résultats sont clairs : les sportifs et sportives moyens pourraient continuer à lever le coude. Et faire ne serait-ce qu'un peu d'exercice – moins de deux heures et demie par semaine, donc – diminue quand même les risques liés à l’alcool.

Bon, pour ne pas être accusée de vous pousser à l'ivresse excessive, je préfère vous prévenir : ce n'est pas une raison pour boire jusqu'à plus soif. Un professeur de statistiques de l’Open University, Kevin McConway, interrogé par le Guardian, joue les rabats-joie : "Est-ce que ça veut dire que je ne dois pas m’inquiéter des effets de l’alcool, tant que je fais du sport ? Non, pour une longue liste de raisons." Il souligne aussi que l’étude ne prouve que la corrélation entre le sport et l’absence de maladies liées à l’alcool, mais pas la cause. "Il peut y avoir une autre raison que l'on ne connait pas."

Mais dans tous les cas, la prochaine fois que j’ai envie d’une pinte, j’y vais en courant, promis !

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