On en connaît qui auraient bien besoin de quelques cours de respect.

"Fausse blonde surmaquillée", "créature de Frankenstein", "cavalière cherchant sa monture". C'est avec ce type de termes dégradants et sexistes, raconte Le Progrès dans son édition du 2 août, que des dizaines d'étudiantes de l'école de commerce EMLyon ont été qualifiées sur un groupe privé Facebook. Créé par des homologues masculins de la même université, il permettait de "répertorier" et classer les jeunes femmes.

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Un fichier contenant les noms de 450 étudiantes âgées de 17 à 23 ans circulait sur le groupe "Mur pipos 2k17", qui était accessible par des étudiants masculins uniquement. Réalisé sous forme de tableau, il contenait une colonne "stalking" où des liens vers leurs profils Facebook étaient insérés. A côté, une autre colonne, "send nudes" ["envoyez des photos de nus" en français] répertoriait leurs emails.

Pour 120 élèves, l'apparence physique était également évaluée pour avec une note allant de 2 à 19 sur 20. Il était alors inscrit si elles étaient célibataires ou non. Le tout, révèle Lyon Capitale, ponctué de commentaires "sexistes, crus voire violents".

On ignore pour l'instant combien de personnes étaient à l'origine de ce groupe privé, bien qu'on sache que 300 jeunes environ l'avaient rejoint. L'école n'a pour l'instant pas réagi. Les étudiantes et étudiants, quant à eux, semblent partagés. Certains tiennent un discours rassurant, d'autres s'avouent choqués par les contenus postés, qui seraient une "tradition" vieille de plusieurs années.

En février 2016, L'Obs avait révélé l'existence d'un système similaire. Un site, Bestassas.com [pour Best Assas, le meilleur d'Assas], permettait de déterminer qui étaient les 100 plus belles étudiantes de première année à l'Université Paris 2 Panthéon-Assas. Le site a depuis été fermé.

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