L’œuvre d’art, trouvée par des archéologues dans des ruines, ornait dans l'Antiquité tardive la salle de réception d'une villa de Lod.

Une mosaïque au sol magnifique a été exhumée des ruines d’une villa, dans la ville de Lod, en Israël. Elle serait vieille de 1 700 ans et aurait appartenu à une personne "extraordinairement" riche, selon le quotidien national Haaretz.

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La villa comportait une salle de réception "large et luxuriante", équipé d’une table et de lits de banquets, ainsi qu’une cour intérieure avec des colonnes et un système hydraulique. Selon les archéologues de l'Autorité des antiquités d'Israël, la maison a survécu sous différentes formes depuis le Ier siècle de notre ère jusqu'à la fin de la domination romaine dans la région, vers la fin du IIIe siècle.

La ville était décorée de trois mosaïques. Celle de la salle de réception a été particulièrement bien conservée et les archéologues en charge des fouilles ont pu la nettoyer et faire apparaître les frasques qui la composent. On y voit des poissons, mais aucun indice du propriétaire de la villa ou du commanditaire de ces mosaïques.

À qui ont-elles bien pu appartenir ? Une première théorie souligne l'importance du poisson dans la tradition biblique. La maison aurait ainsi pu appartenir à l'un des "premiers" chrétiens. Mais aucun autre symbole caractéristique du christianisme n'a été découvert dans la maison. La seconde théorie concerne une famille de juifs, qui aurait choisi de faire dépeindre ces animaux pour éviter de peindre des humains, à cause de la prohibition religieuse.

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Niki Davidoff/IAA
Niki Davidoff/IAA

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