Pour le bien-être des écoliers, le gouvernement de la région de Delhi a mis en place ce mois-ci des "cours de bonheur" dans de nombreux établissements scolaires. Chaque matin, les écoliers ont droit à divers exercices destinés à les rendre heureux.

En Inde, la rentrée des classes a déjà eu lieu mi-juillet. Et cette année, le programme est un peu différent de celui des années précédentes pour les écoles de la région de Delhi. 

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En effet, le gouvernement local a mis en place des "cours de bonheur". Le but ? "S'éloigner de la quête de performance pour se concentrer sur le bien-être des étudiants", rapporte le Washington Post. Via son compte Twitter, le ministre de l'éducation de Delhi Manish Sisodia a annoncé la nouvelle au début du mois de juillet, en précisant que cette discipline serait disponible dans "plus de 1000 écoles", et qu'elle consisterait en "une trentaine de minutes de méditation, d'échange et d'activités basées sur la morale et la gratitude". 

On connaît grâce au Washington Post les contenus des premiers cours du genre. Un professeur de mathématiques nommé Sonu Gupta a par exemple expliqué à ses élèves de 4ème les exploits du physicien Stephen Hawking en dépit de sa maladie. Santosh Bhatnagar, un professeur de sanskrit, a quant à lui demandé à ses étudiants de 5ème de fermer les yeux afin qu'ils puissent s'imaginer en train de faire quelque chose qui les rend heureux. 

"Quand on est triste, on ne travaille pas bien"

Pour le moment, les retours semblent positifs, du moins du côté des élèves. "Nous devrions travailler dans la joie", explique au Washington Post un élève de 11 ans. "Quand on est triste, on ne travaille pas bien." Une bonne nouvelle, quand on sait qu'un enfant indien sur quatre de 13 à 15 ans souffre de dépression, comme le rapportait l'an dernier une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'initiative fait partie d'une refonte du système éducatif à Delhi. Déjà cette année, il avait été annoncé que le budget alloué à l'éducation augmentait de 2,5 %. Cependant, certains professeurs sont encore sceptiques face à la discipline. "Si nous sommes en charge d'une classe de 80 élèves, comment sommes-nous sensés suivre l'évolution de chacun en seulement 35 minutes ?", s'interroge Bharti Dabas, une professeure d'anglais. Mais Manish Sisodia affime que les professeurs sont en majorité satisfaits, puisqu'ils profiteraient également de ces moments de "calme et d'éveil des consciences". 

Ce n'est pas la première fois qu'une discipline du genre est proposée aux étudiants. À Yale, un cours pour apprendre le bonheur rencontre un succès fulgurant depuis janvier dernier. Même chose à Harvard et à Berkley. À quand une arrivée dans l'éducation française ? 

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