Donald Trump a rencontré à la Maison Blanche le patron du New York Times. Le président a publié cette information sur son compte Twitter, en accusant une nouvelle fois la presse d’être biaisée.

Les relations entre Donald Trump et la presse continuent de s’envenimer. Dans une série de tweets publiés sur son compte dimanche 29 juillet, le président américain s’est lancé dans une longue tirade sur son sujet favori : les fake news.

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Donald Trump, qui dénonce pourtant régulièrement les fuites dont son administration est victime, a révélé lui-même avoir rencontré le patron du New York Times pour aborder la couverture médiatique de son mandat lors d’un entretien entre les deux hommes, survenu le 20 juillet. L'entretien aurait dû rester confidentiel mais le président américain a visiblement décidé de le rendre public.

A.G. Sulzberger lui a donc vigoureusement répondu dimanche dans un communiqué envoyé à l’ensemble des agences de presse. Sur un ton cinglant, le patron du New York Times assure avoir accepté le principe de cette rencontre avec le président pour l’avertir du danger de sa rhétorique. Non seulement le terme de fake news est faux et nuisible, écrit-il, mais il affirme avoir surtout dénoncé l’assimilation des journalistes à des "ennemis du peuple". Des propos dangereux aux États-Unis mais aussi à l’étranger où certains régimes les utilisent pour justifier la répression des journalistes.

Mais Donald Trump n’a semble-t-il pas saisi la portée de ce message. Il s’est emparé à nouveau de Twitter pour attaquer les médias qui "mettent des vies en danger, et pas seulement celles de journalistes (...) en révélant des délibérations internes de son administration", écrit-il et en publiant des articles à 90 % mensongers sur ses réalisations à la tête du pays.

– Cet article a initialement été publié sur le site de RFI.

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