Donald Trump s'est dit prêt, lundi, à rencontrer les dirigeants iraniens "quand ils veulent" et "sans conditions préalables". Un changement de ton après les vifs échanges de la semaine dernière.

"S'ils veulent qu'on se rencontre, on se rencontrera". Trois mois après avoir retiré les États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, Donald Trump s'est dit prêt à dialoguer avec le président iranien Hassan Rohani, lors d'une conférence de presse en marge d'une rencontre avec le Premier ministre italien Giuseppe Conte.

"Je ne sais pas s'ils y sont prêts", a dit le président des États-Unis en réponse à une question sur une éventuelle rencontre avec son homologue iranien. "J'imagine qu'ils voudront me rencontrer, je suis prêt à les rencontrer quand ils veulent", a-t-il précisé en ajoutant qu'il avait "mis fin à l'accord avec l'Iran" et que "c'était un accord ridicule".

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L'accord de Vienne de 2015, censé empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, était jugé trop laxiste par Donald Trump. Le 8 mai dernier, il a rétabli toutes les sanctions levées dans le cadre de cet accord. Washington reproche à Téhéran son rôle jugé "déstabilisateur" au Moyen-Orient et a dressé une liste de douze conditions draconiennes pour un nouvel accord avec l'Iran.

Un changement de stratégie de Trump

Ce changement de ton intervient une semaine après de vifs échanges entre Washington et Téhéran. Le président Rohani a d'abord conseillé à son homologue américain de "ne pas jouer avec la queue du lion", assurant qu'un conflit avec l'Iran serait la "mère de toutes les guerres".

Le 22 juillet, Trump avait menacé avec une violence inhabituelle son homologue iranien Hassan Rohani dans un message sur Twitter rédigé en lettres majuscules. "NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L'HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT", a répondu Donald Trump dans un tweet à l'intention de Hassan Rohani.

"SOYEZ PRUDENT!", lui a rétorqué quelques heures plus tard, exactement sur le même mode, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

Pour l'instant, les autres États du groupe P5+1 signataires de l'accord sur le nucléaire cherchent les moyens d'assurer sa pérennité malgré la reprise de sanctions américaines.

– Avec AFP

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