L'animal, dont les parents appartiennent à deux espèces différentes, est le premier dauphin d'une lignée totalement inédite de cétacés.

En mars dernier, on apprenait qu'une zone océanique auparavant inconnue, situé dans les profondeurs sous-marines, au sud des Caraïbes, étaient remplie de nouvelles espèces d'animaux. Aujourd'hui, c'est de l'autre côté du Mexique, au large d'Hawaï, que des scientifiques ont fait une trouvaille hors du commun. 

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En août 2017, des chercheurs de l'organisation à but non lucratif Cascadia Research Collective sont partis étudier la faune marine des eaux hawaïennes. Ils y ont notamment croisé un banc de dauphins d'Électre – un espèce qui se rapproche de la baleine –, et ont tracé, à l'aide d'un GPS, deux des spécimens. En suivant les animaux, ils se sont alors aperçus que l'une des créatures n'était ni un dauphin d'Électre, ni un dauphin Steno bredanensis, une autre espèce connue de la région. 

Ils ont donc prélevé puis analysé des tissus de l'animal et, un an plus tard, ont publié les résultats de leur travail dans une longue étude mise en ligne le 24 juillet sur le site de Cascadia Research Collective. Et, surprise, il ne s'agit pas d'une espèce ou de l'autre, mais d'un hybride des deux !

Si les deux espèces à l'origine de l'hybride – dauphin d'Électre et dauphin Steno bredanensis – appartiennent à la famille des Delphinidae (delphinidés), les unions inter-espèces au sein de cette même famille sont très rares. C'est la troisème fois que cela arrive, et la première fois entre ces deux espèces, expliquent les scientifiques. Auparavant, il y avait déjà eu des wholphin (mi-baleine mi dauphin) et des narluga (mi-narval, mi-beluga). 

Surnommé "Oréo" en référence à sa peau tachetée, l'animal a su se faire une place dans son banc malgré sa différence. En effet, les chercheurs affirment qu'il a "parcouru plus de 760 kilomètres avec un compagnon de route, et ce pendant 8 jours", selon les résultats obtenus grâce au marqueur GPS. Afin de mieux comprendre cet animal hybride et les raisons de cet étonnant croisement, l'équipe se rendra prochainement sur les mêmes lieux qu'en 2017 pour étudier davantage ces animaux du futur. 

– Retrouvez l'article de Mark Kaufman sur Mashable

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