C'est une découverte majeure dans le monde scientifique, puisque ce spécimen mesure trois fois la taille des autres dinosaures les plus grands de cette époque déjà découverts.

En Argentine, une équipe de chercheurs a retrouvé les restes d'un dinosaure géant datant d'il y a plus de 200 millions d'années. Le dinosaure proviendrait de l’époque du Trias – celle qui s'étend de moins 200 à moins 250 millions d'années. Selon les spécialistes, ce nouveau spécimen, baptisé "Ingenia Prima, était assez jeune, il mesurait environ 7 mètres et pesait une dizaine de tonnes. Pour comparer, c'est à peu près le poids de trois éléphants.

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Les chercheurs ont une idée à peu près claire de ce à quoi ressemblait ce dinosaure puisqu'ils ont retrouvé des vertèbres s'étalant du cou à la queue, et une partie des os des pattes avant et arrière. Il fait partie du groupe des sauropodes, était herbivore, mais a surtout une taille peu commune pour l'époque. Jusque-là, on estimait que le gigantisme, c'est-à-dire des espèces de si grande taille, n'était apparu qu'à la période jurassique, celle qui vient juste après la période du Trias, dont fait partie ce dinosaure.

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Création d'artiste du dinosaure géant découvert en Amérique du Sud.
JORGE A. GONZÁLEZ

Un long travail d'authentification

C'est donc pour cela que cette découverte, faite en 2015, est majeure. Les chercheurs ont ainsi mis trois ans à authentifier ce spécimen. Une attente qu’explique le paléontologue Florent Goussard : "C’est un travail extrêmement long. Entre le moment où on découvre les premiers restes sur le terrain et l’annonce, il se passe souvent plusieurs années. On ne passe d’ailleurs pas une année complète à fouiller, cela se fait par périodes, un mois par ci, un mois par là. Puis arrive un long moment en laboratoire où l’on compare ce que l’on a trouvé avec les autres dinosaures déjà découverts. Le but étant de déterminer s’il agit ou non d’une nouvelle espèce, et d’en connaître les caractéristiques."

On peut donc s’estimer heureux de découvrir l’existence de ce dinosaure si vite, quand on sait qu'il faut parfois attendre environ dix ans.

– Cet article d'Alexandre de Moussac a initialement été publié sur le site de RFI.

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