Selon la Capital Gazette, qui cite le maire d'Annapolis, le président américain Donald Trump a rejeté la demande de mettre les drapeaux américains en berne en mémoire des cinq morts par balles la semaine dernière dans la rédaction du quotidien.

Gavin Buckley, maire d'Annapolis, l'affirme : il a demandé à ce que les drapeaux des bâtiments du gouvernement fédéral soient abaissés après la tuerie de masse dans les locaux du quotidien Capital Gazette, à Annapolis. Mais sa demande a été rejetée.

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Donald Trump, qui a déjà qualifié à plusieurs reprises la presse d'"ennemie du peuple", a déclaré vendredi que les journalistes "devraient être libérés de la peur d'être violemment attaqués en faisant leur travail". Mais cela ne signifie pas que les journalistes recevront le respect de son administration.

"Évidemment, je suis déçu, vous savez... Y a-t-il une limite à la tragédie ?", a expliqué Gavin Buckley à la Gazette. "C'était une attaque contre la presse. C'était une attaque contre la liberté de la parole. C'est aussi important que n'importe quelle autre tragédie." Pour rappel, Trump avait ordonné que le drapeau soit abaissé après la mort de Barbara Bush, la fusillade dans une école de Santa Fe, celle du lycée de Parkland et la tuerie de Las Vegas.

Précisons que Gavin Buckley n'a pas baissé les drapeaux dans sa ville. Selon la Gazette, sa femme l'en a empêché. "Au point où nous en sommes, cela commencerait à diviser les gens et je ne veux pas mettre les gens en colère", a-t-il dit. Le gouverneur du Maryland, Larry Hogan, a fait baisser les drapeaux de l'État vendredi jusqu'au coucher du soleil lundi. Sa femme n'avait semble-t-il rien à y redire.

Ajoutons enfin que la municipalité d'Annapolis réfléchit actuellement à l'organisation d'un événement (concert, festival, ce n'est pas encore très clair) pour la liberté de la presse.

– Retrouvez la version originale sur Mashable.

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