Après la soirée durant laquelle ils s'étaient "déguisés" en membres du Ku Klux Klan et en Nazis, leur université a choisi de les pénaliser... et de les forcer à suivre des cours d'histoire des populations dont ils ont négligé la souffrance.

En voilà qui ne connaissaient pas le dicton "qui sème le vent récolte la tempête". En juin dernier, des étudiants australiens de la Charles Sturt University avaient organisé une soirée qualifiée de "politiquement incorrecte", avec pour ordre de se déguiser d'une "façon qui pourrait vous causer des ennuis", comme le rapportait le quotidien Sydney Morning Herald.

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Ainsi, des photos des élèves grimés en membres du Ku Klux Klan, portant un pyjama à rayures, uniforme des juifs déportés, ou encore arborant un "blackface", s'étaient rapidement retrouvées sur les réseaux sociaux. Immédiatement, la Charles Sturt University avait réagi sur son compte Facebook, en précisant qu'elle ne "tolérait pas ce genre d'attitude offensante", qui ne "représentait pas les valeurs de l'université", avant d'ajouter que "la CSU enquêtait sur ces incidents." 

Lundi 2 juillet, l'université a donc rendu son verdict via un communiqué : les sanctions iront de l'exclusion à la "suspension incluant une obligation de valider le programme Cultures aborigènes d'Australie, Histoire et Réalités Contemporaines". Les punis devront également "s'engager auprès de communautés aborigènes et juives". Le but ? Que les étudiants concernés comprennent "la pré et post-invasion des peuples aborigènes australiens, la continuité et les changements entre le passé et le présent, et les impacts des politiques et pratiques historiques sur les communautés et familles de ces peuples". 

"Ces images ont provoqué une indignation, et suscité des réactions d'individus du monde entier", raconte Andrew Vann, vice-chancelier et président de l'université. "De notre côté, cela a profondémment blessé les communautés du campus", avant d'ajouter : "Nous allons essayer de travailler avec les étudiants concernés pour les éduquer, et leur faire comprendre l'impact culturel de leurs actions." Il précise également que "tous les fautifs ont exprimé leur remords concernant ces actes".

L'éducation avant la punition, donc. Intelligent, quand on sait que des actes du genre arrivent encore régulièrement en 2018, même chez les personnalités les plus connues – coucou Griezmann –, et sont souvent le résultat de l'ignorance, plus que de la malveillance. 

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