Des scientifiques ont expliqué comment ce satané bruit se produit. Et aussi comment l'éliminer.

Tristement célèbre pour sa faculté à nous déconcentrer pendant une tâche importante, ou à nous faire lever en plein milieu de la nuit, le "plic ploc" du robinet qui goutte est connu de tous. 

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Ce sont des chercheurs de l'université de Cambridge qui se sont penchés sur la question, en étudiant tout d'abord d'où venait ledit bruit. "Beaucoup de travaux ont été réalisés sur la mécanique du robinet qui goutte, mais peu sur le son", explique le Dr Anurag Agarwal dans cette étude mise en ligne le 22 juin sur le site de l'université. "Grâce aux nouvelles technologies audio et vidéo, nous pouvons comprendre exactement d'où il vient, et donc le stopper."

Le scientifique, qui dirige le laboratoire d'acoustique du département d'ingénierie de l'université, explique s'être penché sur la question après que son ami a été confronté à une fuite d'eau dans son toit. "Je n'arrivais pas à dormir à cause du son des gouttes tombant dans un seau", raconte-t-il, "j'ai donc discuté de ça le lendemain avec lui et un autre universitaire, et nous avons été surpris de constater qu'aucune réponse n'avait encore été apportée."

"La bulle agit comme une enceinte acoustique"

Équipés d'un micro, d'un hydrophone et d'une caméra à très haute vitesse (pouvant capter jusqu'à 30 000 images/seconde), les scientifiques ont enregistré des gouttes tombant dans un aquarium rempli d'eau. L'expérience confirme que cela provoque "la formation d'une cavité qui se referme rapidement de par la tension de surface du liquide". Un phénomène qui forme alors une petite bulle d'air, coincée dans l'eau.

Et ce serait justement cette bulle qui "en oscillant, fait vibrer la surface de l’eau. Celle-ci agit comme une enceinte acoustique, qui génère le bruit que nous connaissons tous."  

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Un extrait de la vidéo de l'Université de Cambridge.
Université de Cambridge/YouTube

Pour conclure, l'équipe a cherché un moyen d'éviter cet insupportable bruit donc on connaît maintenant la cause. Selon eux, il suffirait de "changer la tension superficielle du réceptacle", et donc d'y ajouter un produit comme du savon ou du liquide vaisselle.

Attention, ils précisent tout de même que leur étude n'est valable que pour "une certaine vitesse d’impact et une certaine taille de goutte d’eau". Une bonne idée pour sauver sa nuit donc, mais n'hésitez pas à appeler un plombier au bout d'un moment. 

– Retrouvez aussi l'article de Rachel Thompson sur Mashable.

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