Asgardia, première "nation de l'espace" autoproclamée, s'est dotée officiellement lundi d'un président et la cérémonie s’est déroulée sur Terre, à Vienne, en Autriche.

Ce nouveau pays n’est reconnu par aucun État et ne le sera sans doute pas dans un avenir proche. Mais Asgardia a son hymne, sa devise, sa Constitution et, depuis lundi 25 juin, son président.

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Allure bonhomme, visage rond, cheveux blancs, moustache et nœud papillon doré, Igor Ashurbeyli, a prêté serment dans l'ancien palais impérial du Hofburg, et s’est vu remettre le Grand collier, insigne de sa fonction suprême.

Sa nation spatiale se définit comme pacifique, indépendante ouverte à tous. Elle compte plus de 203 000 citoyens, selon son site Internet : 26 000 aux États Unis, 22 000 en Turquie, et quelque 5 000 en Russie, en Espagne ou en France. Asgardia a été créée pour "assurer l'utilisation pacifique de l'espace, protéger la Terre contre les dangers spatiaux et créer une base de connaissance scientifique démilitarisée et libre".

L'ambition de son président, Igor Ashurbeyli, est aussi de coloniser la Lune. L’ancien ingénieur et homme d'affaires russe, qui a été à la tête d’Almaz Antey, l’une des plus grandes entreprises de défense et d’armement de Russie, promet d’offrir une alternative à la civilisation sur Terre en "remplaçant la géopolitique par la politique de l'espace".

Asgardia a déjà son Parlement, présidé par un ancien député britannique des libéraux-démocrates, Lembit Opik. Elle aura bientôt un conseil des ministres, d'un parquet général, d'une administration et d'une banque centrale pour sa future cryptomonnaie. Une utopie qui n’est pas gratuite : les Asgardiens vont devoir s’acquitter d’une taxe de citoyenneté annuelle de 100 euros et d’impôts sur les revenus et les entreprises.

– Cet article a initialement été publié sur le site de RFI.

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