Elles considèrent que l'Australie viole ses engagements en permettant la poursuite de défrichage des terres sur les bassins versants du site.

À l'occasion de la réunion annuelle du Comité du patrimoine mondial, à Manama, au Bahreïn, des ONG écologistes ont demandé d'enquêter en urgence sur les agissements de l'Australie concernant la Grande barrière de corail.

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D'après Wilderness Society, WWF-Australia, l'Australian Conservation Foundation et l'Australian Marine Conservation Society, 36 000 hectares de forêts anciennes doivent être rasés dans les bassins versants du récif coralien. Les permis ont été délivrés par l'ancien gouvernement du Queensland.

Selon ces organisations écologistes, l'Australie a le pouvoir de stopper cela. Faux, répond le ministre de l'Environnement, Josh Frydenberg, qui a souligné que ces autorisations de défrichage étaient de la compétence des États. Le Queensland a en effet octroyé des licences d'exploitation minière au groupe indien Adani pour qu’il exploite les considérables ressources en charbon du nord-est du pays. Pour de nombreux chercheurs, Canberra doit agir et notamment revoir sa dépendance aux énergies fossiles, génératrice de gaz à effet de serre.

Le gouvernement a débloqué en janvier dernier 39 millions d'euros pour lutter contre une étoile de mer dévoreuse de corail, un geste jugé insuffisant pour les écologistes.

La Grande Barrière de corail figure sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981. L'année dernière des scientifiques avaient réclamé son déclassement du patrimoine mondial de l'Unesco, une demande qui pouvait paraître contradictoire avec la protection de la Grande Barrière, mais qui souhaitait provoquer un électrochoc. La Grande Barrière de corail continue de blanchir inéroxablement du fait des hausses de la température de l'eau.

– Cet article a initialement été publié sur le site de RFI.

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