La Commission prévoit une enveloppe de 16 milliards d'euros principalement dédiée aux programmes Galileo et Copernicus.

La Commission européenne veut faire les choses en grand. Et ne pas se laisser distancier par les nouveaux acteurs privés de la conquête spatiale. Selon ses vœux, l’Union européenne consacrera 16 milliards d’euros à l’industrie spatiale pour son nouveau programme qui aura pour objectif "de préserver et de renforcer le leadership" de l’Union dans ce domaine.

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Ces crédits seraient déployés sur une période de sept ans, pour le prochain cadre financier pluriannuel de l’Union, entre 2021 et 2017. Une enveloppe largement supérieure aux deux précédentes, qui plafonnaient à 11,1 milliards pour l’actuelle et à 4,6 milliards d’euros pour celle d’avant.

Galileo et Copernicus raflent la mise

Ce budget serait principalement divisé en deux parties distinctes :

  • Les systèmes de navigation par satellite Galileo (au niveau mondial) et EGNOS (Europan Geostationary Navigation Overlay Service, régional) écoperont d’une enveloppe de 9,7 milliards d’euros. La Commission souhaite que cette somme soit utilisée pour "continuer à investir dans les opérations et les infrastructures", "entretenir la constellation de satellites", mais aussi "encorager la mise sur le marché des services de navigation par satellite".
  • La deuxième enveloppe, de 5,8 milliards d’euros cette fois, sera dédiée à Copernicus, le programme d’observation de la Terre. Celui-ci est actuellement doté de sept satellites Sentinel. Ces satellites observent aussi bien la terre ferme, l’atmosphère ou les océans. La commission note qu’il s’agira de "maintenir l’autonomie, le leadership et le niveau de qualité de l’UE en matière de surveillance de l’environnement, de gestion des situations d’urgence et de soutien à la sécurité aux frontières".

Les 500 millions d’euros restant sont prévus pour perfectionner le système de surveillance de l’espace (SSA), qui a pour objectif d’éviter les collisions et de surveiller l’arrivée d’objets spatiaux dans l’atmosphère.

"Plus de 10 % de l’UE dépend déjà de services liés à l’espace", concluait le vice-président de la Commission, Maros Sefcovic, pour expliquer ces investissements importants.

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