L'utilisation de drones permet de comprendre de plus en plus l'histoire des terres d'Amérique du Sud, et des cultures qui les peuplaient.

Courant mars, des scientifiques découvraient de nouveaux géoglyphes, témoins de l'existence d'au moins 81 villages en Amazonie, inconnus jusqu'alors. Obtenues grâce à des satellites, ces nouvelles images faisaient avancer les recherches sur une région encore assez méconnue par l'homme : en effet, elles permettaient d'affirmer que les habitants présents à l'époque se comptaient par milliers, voire millions. 

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Vendredi 6 avril , le National Geographic publiait les découvertes d'une autre équipe d'archéologues péruviens : une cinquantaine de nouvelles traces sur le sol péruvien, similaires aux célèbres géoglyphes de Nazca. Filmées à l'aide de drones, elles s'ajoutent à la longue liste – on en recense plus d'un millier aujourd'hui – de ces dessins mystérieux recouvrant une partie du Pérou. Cependant, le National Geographic précise que l'on ne sait pas encore s'il s'agit de créations réalisées par le peuple Nazca, ou bien par les peuples Paracas et Topará, habitués de cette forme d'art depuis - 500 avant J-C. 

Si du côté des Nazcas, les dessins sont plutôt des lignes ou des formes visibles depuis le ciel, les Paracas eux, étaient plus enclins à peindre des guerriers sur les flancs des collines, afin d'être observables depuis d'autres reliefs. Des indications utiles à la détermination de l'origine de ces dernières découvertes. 

"Avec le temps, ils se sont complètement effacés"

Pourquoi les drones ont-ils permis de découvrir ces nouveaux dessins ? Tout simplement parce que les lignes étaient bien trop fines pour être vues par un satellite, mais le tout était beaucoup trop subtil pour que l'œil humain le distingue. "Ils étaient visibles depuis une certaine distance, donc les habitants de la zone pouvaient les voir. Mais avec le temps, ils se sont complètement effacés", explique l'archéologue péruvien et co-auteur de l'étude Luis Jaime Castillo Butters au National Geographic. En parfait intermédiaire de l'humain et du satellite, le drone a su se placer à la distance idéale pour que les géoglyphes soient visibles. 

Pendant les recherches, les drones ont également permis aux archéologues d'obtenir des images d'une très grande qualité de géoglyphes déjà connus. 

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L'humain volant et le singe
LUIS JAIME CASTILLO, PALPA NASCA PROJECT/THE NATIONAL GEOGRAPHIC

La découverte de ces motifs pourrait bien aider les historiens à mieux comprendre les cultures sud-américaines de l'époque, et notamment à saisir le but de réaliser d'aussi grandes figures sur le sol du sud du Pérou. Interrogée par Gizmodo, la rédactrice de National Geographic Kristin Romey parle même d'un "nouvel âge de l'exploration", suite à ces récentes trouvailles. Une méthode qui n'est pas sans rappeler l'utilisation des drones pour faire avancer les recherches sur les dinosaures

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