La fusée Falcon 9 a réussi à déposer le satellite espagnol Paz en orbite basse. Mais SpaceX n'a pas encore communiqué sur la destinée de ses deux prototypes censés démarrer la mission Starlink, dont l'objectif est la création d'un réseau web mondial.

À peine deux semaines après avoir réalisé le lancement historique de sa Falcon Heavy, SpaceX s’est attaqué à un nouveau défi. L’entreprise d’Elon Musk a en effet envoyé les prototypes de son réseau de constellation satellitaire, surnommé Starlink. Son but ? Rien de moins que la création d’un réseau web haut débit à l’échelle de la planète entière.

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Une fusée Falcon 9 a décollé, ce jeudi 22 février à 15h17 (heure française), de la base de l'Air Force de Venderberg, en Californie. Le but formel de la mission était l’envoi du satellite d’observation espagnol Paz en orbite basse. Celui-ci s'est déroulé sans encombre. La coiffe de la fusée, que SpaceX souhaitait récupérer à l'aide d'un bateau équipé d'un immense filet, a en renvanche atterri trop loin, mais serait en bon état.

Mais Paz n'était pas la seule charge utile à bord de la fusée. Au début du mois de février, plusieurs documents déposés par SpaceX auprès de la Commission fédérale de communication (FCC) américaine impliquant la mise en orbite basse de deux autres engins spatiaux avec la même fusée ont fuité.

Ces deux engins, Microsat-2a et 2b, sont en réalité les deux premiers prototypes de la constellation satellitaire que veut construire Elon Musk. Lors de son live de lancement (vidéo ci-dessus), SpaceX n'a pas communiqué d'information sur le devenir de ces deux prototypes [cet article sera mis à jour lorsque nous en saurons plus].

SpaceX

La course au Web mondial

Le projet Starlink, dont le développement a démarré en 2015, a pour but d’envoyer en orbite 12 000 satellites en orbite pour l’année 2024. Grâce à eux, Elon Musk espère créer un réseau mondial permettant l’accès à Internet – un milliard et demi de personnes en seraient aujourd’hui privées – à moindre coût.

Une telle réussite rapporterait des sommes pharaoniques à l’entreprise. D’abord grâce à l’immense marché qu’il reste encore à conquérir, mais aussi grâce aux économies qu’un "Internet de l’espace" permettrait de faire. Les infrastructures terrestres nécessaires à la propagation et l’entretien de réseaux haut débit coûtent en effet beaucoup d’argent, notamment en terme de maintenance.

Mais SpaceX n’est pas la seule entreprise réfléchissant à l’établissement d’une nouvelle "forme" de réseau. On peut par exemple citer OneWeb, la constellation satellitaire soutenue par Qualcomm et Airbus, les drones Aquila de Facebook ou encore les ballons gonflés à l’hélium de Google.

Chacun de ces projets peut sembler un peu fou et pour le moins ambitieux. Mais en voulant placer en orbite 12 000 satellites – alors qu’il y en a environ 1 750 autour de la planète aujourd’hui – SpaceX fait encore dans la surenchère.

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