Comme la Terre, les sept planètes de Trappist-1 sont rocheuses.

En février 2017, la découverte de Trappist-1 avait fait beaucoup de bruit : sept nouvelles planètes étaient débusquées autour d’une étoile à 39 années-lumière de nous. Quatre nouvelles études viennent d’être publiées dans les journaux Nature Astronomy et Astronomy and astrophysics, nous permettant d’en savoir plus à leur sujet.

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Les chercheurs des universités de Bern et de Birmingham derrière ces nouvelles publications scientifiques n’y vont pas par quatre chemins : les planètes qui orbitent autour de Trappist-1 "sont aujourd’hui notre meilleur espoir de trouver des preuves de vie en dehors de notre système solaire". 

Un an après leur découverte, elles ont été abondamment étudiées, grâce notamment au télescope spatial Hubble. "Ce sont aujourd’hui les planètes en dehors du système solaire les mieux étudiées", écrit Amaury Triaud, de l’université de Birmingham.

Des planètes essentiellement faites de roche

À la suite de ces nouvelles observations, l’équipe a pu confirmer ce qui n’était alors que suspecté. Les sept planètes sont principalement faites de roche, et possèdent un pourcentage significatif d’eau ; jusqu’à 5 %. A titre de comparaison, les océans terrestres ne comptent que 0,02% de sa masse.

Elles orbitent à une distance qui rend possible l’existence d’un climat tempéré à leur surface

Cette eau est-elle sous forme de liquide ou de glace ? Il s’agit malheureusement d’une question à laquelle nous n’avons pas encore de réponse. Cela dépend de la quantité d’énergie qu’elle reçoive de leur étoile, Trappist-1, qui est dix fois plus petite que notre Soleil. Elles orbitent cependant à une distance qui rend possible l’existence d’un climat tempéré à leur surface, même si de nombreuses données restent manquantes pour déterminer si c’est bel et bien le cas.

Tout juste sait-on qu’elles ressemblent à Mercure, Vénus, la Terre, ou encore Mars. Cela ne nous avance en revanche pas beaucoup, tant ces planètes différent et que parmi elles, seule la nôtre abrite la vie aujourd’hui.

Le télescope Hubble pas assez puissant

Pour aller plus loin et savoir réellement de quoi il en retourne avec le système Trappist, il faudra encore attendre. Le télescope spatial Hubble, utilisé jusqu’à aujourd’hui en complément des observatoires au sol, n’est pas assez puissant pour recueillir plus d’informations.

Son successeur, le James Webb Space Telescope, pourrait en revanche fournir une mine d’informations sur ces planètes. Son lancement est prévu au début de l’année prochaine, et ses concepteurs l’annoncent 100 fois plus puissant que Hubble.

Trappist-1 et ses sept planètes sera une de ses cibles de choix, et il devrait permettre de répondre à des questions essentielles sur ce système. Avant de se prendre à rêver de mondes habitables, il nous reste encore à savoir s’ils possèdent une atmosphère, et si c’est le cas, de quoi elle est constituée. Ce n’est qu’avec ces informations que l’on pourra savoir s’il y a effectivement de l’eau liquide sur place.

– Cet article de Simon Rozé a été publié initialement sur le site de RFI.

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