Pourquoi ne pas rajouter un peu d'angoisse à l'angoisse elle-même ?

Il y a 100 millions d'années, la sève d'un arbre engluait – mais préservait – une centaine d'araignées, fossilisées ensuite dans de l'ambre. Après étude de ces cadavres, des scientifiques se sont aperçus que certaines d'entre elles avaient... une queue. Âmes sensibles s'abstenir. 

VOIR AUSSI : Pendant ce temps-là en Australie, la plus grosse araignée du monde s’invite à dîner chez des gens

Découverts au Nord de la Birmanie, ces spécimens ne seraient pas tout à fait de la famille des arachnides, mais une espèce faisant le lien entre les araignées d'aujourd'hui et une espèce plus primitive, comme les scientifiques responsables de ces recherches l'expliquent dans un article publié dans le journal Nature Ecology and Evolution. "C'est le maillon manquant", affirme même Paul Selden, directeur de l'Institut de paléontologie de l'Université du Kansas et co-auteur de l'étude. 

araignee2.jpg
UNIVERSITY OF KANSAS/KU NEWS SERVICE

Baptisée Chimerarachne yingi, cette espèce n'a pas été classée dans la famille des arachnides par l'équipe de Paul Selden, mais d'autres chercheurs ont choisi de les relier à une famille d'arachnides désormais éteinte. "Nous sommes en train de nous mettre d'accord", précise Paul Selden dans son étude. 

araignee3.jpg
UNIVERSITY OF KANSAS/KU NEWS SERVICE

Certainement utile à la bête pour détecter les mouvements et vibrations autour d'elle, cette queue lui confère une dimension encore plus effrayante que les classiques araignées à huit pattes. Et après avoir vu ses magnifiques portraits, on ne peut plus vraiment cacher notre joie quant au fait qu'elles soient désormais éteintes. 

– Retrouvez l'article de Mark Kaufman sur Mashable.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.