Le président américain a déclaré, mercredi, que les États-Unis pourraient revenir dans l'accord de Paris sur le climat s'ils étaient traités plus équitablement. Donald Trump avait annoncé le retrait de son pays en juin 2017.

"Nous pourrions envisager d'y retourner." Donald Trump a déclaré mercredi que les États-Unis pourraient, en théorie, réintégrer l'accord de Paris sur le climat, réaffirmant sa conviction qu’il était "très injuste pour les États-Unis" dans sa forme actuelle.

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"Honnêtement, il s'agit d'un accord avec lequel je n'ai aucun problème, mais j'avais un problème avec l'accord qu'ils ont signé parce que, comme toujours, ils ont conclu un mauvais accord. Donc, nous pourrions envisager d'y retourner", a affirmé, sans autre précision, le président américain lors d'une conférence de presse commune avec la Première ministre norvégienne Erna Solberg.

"Car, comme toujours, ils ont conclu un mauvais accord", a-t-il précisé, en référence à l'administration de son prédécesseur démocrate Barack Obama, non sans insister sur son impact économique négatif pour l'Amérique.

Une "réaffirmation de la souveraineté américaine"

"Nous sommes un pays riche en gaz, en charbon et en pétrole et en beaucoup d'autres choses", a-t-il souligné. L'accord était "mauvais pour nos entreprises", a-t-il martelé, jugeant que les objectifs des États-Unis étaient trop élevés par rapport à ceux de son grand rival chinois.

Retrouvez les déclarations de Donald Trump (en anglais) dans cette vidéo diffusée en direct : (à partir de 19 min 45 s)

Donald Trump qui, par le passé, a déjà laissé la porte entrouverte à un retour en cas de renégociations sur lesquelles il cependant est toujours resté évasif.

Conformément à ses promesses de campagne, il a annoncé en juin dernier qu'il retirait les États-Unis de cet accord visant à contenir le réchauffement climatique conclu en décembre 2015 à Paris, dans le cadre de la COP21.

Il avait alors expliqué que les conditions économiques et financières de cet accord étaient "draconiennes" et que le retrait des États-Unis représentait une "réaffirmation de la souveraineté américaine".

– Avec AFP et Reuters

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