Depuis le 1er janvier, le Pentagone a officiellement autorisé les personnes transgenres à s'enrôler dans l'armée américaine. Et ce, malgré les efforts de Donald Trump pour leur interdire de servir en "quelque capacité que ce soit".

"C'est une victoire pour notre pays et pour tous les courageux et courageuses transgenres qui veulent servir leur pays, qui en ont la volonté et la capacité", a affirmé mardi 2 janvier, Joshua Block, de l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), après l'annonce du département américain de la Défense d'autoriser l'enrôlement des recrues transgenres.

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Cette décision sonne en revanche comme un camouflet pour Donald Trump, qui a multiplié les démarches pour contrer la décision de son prédesseur Barack Obama. L'ex-président démocrate souhaitait à l'origine que l'armée commence à accueillir des recrues transgenres dès le 1er juillet 2017.

Fin juillet, le président républicain avait notamment martelé dans une salve de tweets sa ferme opposition à ce projet, mettant en avant "le fardeau des coûts médicaux énormes" et des "perturbations". Fin août, il avait ensuite signé un document ordonnant au Pentagone de ne plus recruter de personnes transgenres "en quelque capacité que ce soit", mais il avait laissé au département de la Défense le soin de trancher les cas de ceux qui sont déjà enrôlés.

Stabilisé dans le genre depuis 18 mois

Depuis, plusieurs décisions de justice ont suspendu l'interdiction de Donald Trump, certains juges ayant considéré qu'elle était anticonstitutionnelle. La semaine dernière, le ministère de la Justice a indiqué qu'il ne demanderait pas à la Cour suprême, la plus haute juridiction américaine, d'empêcher les transgenres de s'enrôler, levant le dernier obstacle juridique à une entrée en vigueur.

"Tous les candidats doivent répondre aux critères actuels", a indiqué à l'AFP le commandant David Eastburn, un porte-parole du Pentagone. Tous les candidats transgenres ayant subi une chirurgie de réattribution sexuelle doivent présenter un certificat médical montrant que la dernière opération date d'au moins 18 mois et qu'aucune autre intervention n'est nécessaire.

En outre, les candidats doivent montrer qu'ils se sont "stabilisés dans le genre souhaité depuis 18 mois", a précisé le porte-parole du Pentagone.

– Avec AFP

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