Retour sur une première année de présidence américaine haute en déclarations de 140 signes.

Le 20 janvier 2017, Donald Trump devenait le 45e président des États-Unis. Personnage éminemment médiatique et provocateur, il a marqué la Twittosphère par son art du politiquement incorrect. 

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Campagne présidentielle

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AFP

Très présent sur Twitter depuis 2009, Donald Trump a largement eu l’occasion d’y donner le ton de sa campagne et de son début de mandat. Perdant de trois millions de voix au vote populaire face à Hillary Clinton, il a profité du réseau social, où il attaquait frontalement son adversaire depuis plusieurs mois, pour transformer ce désaveu en plébiscite. 

"Travel ban"

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AFP

Le décret anti-immigration est l’un des chevaux de bataille du président américain. Il compte interdire l’entrée sur le territoire des ressortissants de huit pays (Iran, Libye, Syrie, Yémen, Somalie, Tchad, Corée du Nord, Venezuela), dont la présence serait "préjudiciable aux intérêts des États-Unis". La troisième version de ce décret controversé a été validée par la Cour suprême début décembre.

"Affaire russe"

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Jorge Silva, AFP

L’enquête du FBI sur "l’affaire russe", selon laquelle des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump auraient eu des contacts répétés avec le Kremlin, poursuit le nouveau président depuis son investiture. S’il nie en bloc toute "collusion" avec Moscou, plusieurs proches du président sont poursuivis par la justice, dont son ancien chef de campagne Paul Manafort ou son éphémère conseiller à la Sécurité nationale, Michael Flynn.

Drame de Charlottesville

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Andrew Caballero-Reynolds, AFP

Le 12 août, des violences entre partisans de la droite radicale américaine (dont des membres du Ku Klux Klan) et des militants antiracistes faisaient un mort à Charlottesville, en Virginie. La réaction de Donald Trump, ambiguë et indulgente envers les suprématistes blancs, avait suscité la controverse jusque dans les rangs républicains. Il avait tenté, tardivement, de se rattraper, en qualifiant "ceux qui ont recours à la violence" de "voyous".

Mur à la frontière mexicaine

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Guillermo Arias, AFP

Donald Trump s’était engagé dans sa campagne à expulser les clandestins des États-Unis et à ériger un mur à la frontière avec le Mexique. Il a depuis fait de la lutte contre l'immigration illégale aux frontières une priorité de son administration. Donald Trump a aussi menacé de rompre les relations avec le Mexique mais aussi avec le Canada, dans le cadre de la renégociation en cours du traité de libre-échange nord-américain (Aléna).

Relations avec la Corée du Nord

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KCNA Via KNA, AFP

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un est devenu le meilleur ennemi de Donald Trump au cours de l’année. Les tensions entre les deux pays sont à leur comble, alors que la Corée du Nord a multiplié les menaces contre le Japon et les États-Unis, et essais de tir de missiles balistiques. Pyongyang avait considéré ce tweet comme une déclaration de guerre. Deux mois plus tard, Donald Trump a réitéré en traitant le dictateur nord-coréen de "petit gros".

Fusillade de Las Vegas et position par rapport aux armes à feu

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Robyn Beck, AFP

La fusillade la plus meurtrière de l’histoire des États-Unis a frappé le pays le 2 octobre, faisant 58 victimes et plus de 400 blessés lors d'un concert à Las Vegas. Donald Trump est volontairement resté muet sur la question controversée du port d’armes à feu, qui revient inévitablement après chaque tuerie. Son prédécesseur, Barack Obama, avait tenté de faire encadrer ce droit, garanti par le deuxième amendement de la Constitution.

"Fake News"

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Capture d'écran CNN

C’est le terme le plus utilisé par Donald Trump sur Twitter depuis son élection : plus de 155 usages en un an (Un site tient le compte : http://www.trumptwitterarchive.com/). Selon le locataire de la Maison Blanche, la plupart des médias américains se seraient ligués contre lui, relayant en permanence ce qu'il qualifie de "fake news". Seule la chaîne ultra-conservatrice Fox News se démarque par sa ligne souvent pro-Trump. 

Terrorisme

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Mandel Ngan, AFP

La Première ministre britannique Theresa May s'est indignée fin novembre que Donald Trump ait relayé des tweets islamophobes d’une activiste d’extrême droite anglaise. Trois vidéos y montrent à ses 44 millions d’abonnés, sans contexte, des scènes violentes censées présenter l’islam sous un mauvais jour. Pour la porte-parole de la Maison Blanche, la véracité des vidéos n'était pas le sujet : "La menace est réelle, c'est ce dont parle le président".

"Tax Cut Bill"

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Joe Raedle, Getty Images, AFP

La grande victoire de 2017 pour Donald Trump restera l’adoption par le Sénat, début décembre, du projet de réforme de la fiscalité, la "Tax cut bill". Le président américain, qui a fait de la baisse des impôts le cœur de sa politique économique, entend redonner du pouvoir d’achat aux classes moyennes.

– Cet article a initialement été publié sur le site de France 24.

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