La sévérité de la crise qui pousse des milliers de Rohingya à fuir leur pays n’est plus à démontrer. Mais l’ampleur de celle-ci est encore plus apparente vue de l’espace.

Depuis la fin du mois d'août, environ 624 000 réfugiés Rohingya, une minorité ethnique de confession musulmane originaire de Birmanie, ont fuit le pays en direction du Bangladesh. Ceux-ci fuient l'oppression et la violence perpétrées par l’armée et la majorité bouddhiste. Pour répondre à cette augmentation drastique du nombre de réfugiés dans le district de la ville de Cox’s Bazar, où les deux camps de Kutupalong et Nayapara sont situés, les autorités ont lancé la construction de ce qui devrait être le plus grand camp de réfugiés au monde.

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Des nouvelles images satellites, fournies à Mashable par l’entreprise de photographie spatiale DigitalGlobe, montrent les changements impressionnants qu’ont subi les paysages entourant Cox’s Bazar en moins de quatre mois. La ville, située dans le sud-est du Bengladesh, ne compte normalement qu'un peu plus de 50 000 habitants.

Sur la première image, datant du 25 mai, Cox’s Bazar apparaît comme quasiment vert, recouvert de forêts tropicales. Mais une image satellite prise le 25 septembre, montre que la végétation a été remplacée par des tentes et des habitations de fortune, reliées entre elles par des chemins de terre.

Ce genre de photographies, bien qu’impressionnantes, ne font que montrer au monde ce que les ONG, journalistes et photographes peuvent observer actuellement sur place. Et la situation, malgré les nombreux appels à l’aide de la communauté internationale, empire de jour en jour, alors que des milliers de Rohingya, dont de nombreux enfants, continuent à fuir la Birmanie. Sans surprise, l'ONU a d'ailleurs récemment qualifié la crise comme "la plus importante des dix dernières années".

– Retrouvez aussi l’article de Mashable.

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