Le président des États-Unis a l'habitude de tweeter et retweeter n'importe quoi dès le réveil.

Les premiers tweets de Donald Trump sont chaque matin révélateurs de son humeur. Ce mercredi, le président américain a débuté la journée en retweetant trois vidéos non-vérifiées clairement anti-musulmans et anti-immigration initialement publiées sur Twitter par un leader d'un des groupes d'extrême droite britanniques les plus virulents : Britain First.

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Sur sompte Twitter, Jayda Fransen déverse chaque jour sa haine des musulmans et des immigrés. La première vidéo tweetée par Jayda Fransen s'intitule "Un migrant musulman bat un jeune Néerlandais avec des béquilles" mais selon Geenstijl, le site d'information qui l'a posté, "l'auteur n'était pas ni un musulman ni un migrant, mais un Néerlandais".

Cette figure de l'extrême droite britannique a été reconnue coupable de harcèlement religieux aggravé l'an dernier après s'être verbalement indigné devant une femme en hijab qui se promenait avec ses quatre jeunes enfants. En septembre, elle a à nouveau été poursuivie pour harcèlement aggravé sur la base de la religion.

Ce mercredi, elle a évidemment été ravie d'avoir été retweetée à trois reprises par Donald Trump et ses plus de 43 millions d'abonnés :

Et dans la foulée, elle a été sollicitée par des médias américains pour des interviews :

Le nauséabond mouvement Britain First

En 2016, Britain First avait annoncé le lancement d'une "campagne d'action directe contre les élus musulmans", notamment "là où ils vivent, travaillent, prient". Étaient clairement visés le maire de Londres Sadiq Khan et le secrétaire d'État aux Communautés, Sajid Javid.

L'assassin de la députée britannique Jo Cox, Thomas Mair, avait d'ailleurs crié "Britain First" lorsqu'il avait tiré au pistolet et poignardé à mort sa victime l'an passé, une semaine avant le référendum sur le Brexit.

Le mari de Jo Cox, Brendan Cox, a répondu sur Twitter à Donald Trump : "Trump a légitimé l'extrême droite dans son propre pays, maintenant il essaie de faire la même chose dans le nôtre. Propager la haine a des conséquence et le président devrait avoir honte de lui."

– Retrouvez l'article de Gianlucca Mezzofiore sur Mashable.

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