Le président américain chérit Twitter qui lui permet, affirme-t-il, d'avoir un "lien direct" avec le peuple américain. Un lien qu'il ne pouvait pas rompre ne serait-ce qu'une journée, malgré sa visite en Chine.

Donald Trump, en pleine tournée asiatique, est en visite d'État en Chine jusqu'à vendredi. Twitter est bloqué dans ce pays depuis près d'une décennie, mais le président aux plus de 42 millions de followers (pour son seul compte personnel) continue à tweeter.

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Mercredi, il a ainsi tweeté trois fois. Dans les deux premiers tweets, il a remercié la Chine et son président Xi Jinping pour leur accueil :

Puis il n'a pas pu s'empêcher d'adresser une nouvelle menace envers Pyongyang : "La Corée du Nord a interprêté la retenue passée de l'Amérique comme de la faiblesse. Ce serait une erreur fatale de jugement. Ne nous sous-estimez pas. ET NE NOUS CHERCHEZ PAS."

La Chine a bloqué l'accès à Twitter au début du mois de juin 2009, à l'approche du 20e anniversaire du soulèvement sur la place Tiananmen qui avait fait des centaines de morts le 4 juin 1989. Sont également bloqués : YouTube, Bing ou encore WordPress.

Mais la Maison Blanche ne semblait pas vraiment préoccupée par cette interdiction. Interrogé sur la question de savoir si le président pourrait tweeter lors de sa visite en Chine, un responsable de l'administration Trump avait déclaré à la presse : "Le président tweetera ce qu'il veut. C'est sa façon de communiquer avec le peuple américain. Je suis sûr que nous avons de l'équipement à bord de cet avion pour y arriver."

C'est d'ailleurs depuis cet avion que Trump et son équipe ont adressé mercredi soir un message de remerciement aux électeurs qui, il y a un an, ont voté pour qu'ils soient à la Maison Blanche :

 Le grand pare-feu chinois ne peut donc rien contre Air Force One.

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