On savait que ce n’était pas l’amour fou entre Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, et l’ancienne candidate à l’élection présidentielle. Ça n'a pas l'air de s'arranger.

Lors d’une interview télévisée pour l’émission politique australienne 4 Corners, qui sera diffusée en intégralité ce lundi 16 octobre, Hillary Clinton a accusé Julian Assange d’avoir volontairement collaboré avec la Russie pour freiner sa campagne.

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"Je pense que Julian Assange est devenu une sorte de nihiliste opportuniste qui suit les commandements d’un dictateur", affirme-t-elle dans une courte séquence diffusée sur les réseaux sociaux par l’émission.

Répondant à une question sur le fait que le fondateur de WikiLeaks est considéré par beaucoup comme un martyr de la liberté d’expression, Hillary Clinton a affirmé qu’il était devenu un "outil du renseignement russe" et s'est interrogé sur le fait que WikiLeaks ne publie pas d’informations sur la Russie.

Selon l’ancienne candidate du Parti démocrate, WikiLeaks a volé des informations au lieu de les recevoir – elle semble faire allusion à ses e-mails, dévoilés par l’organisation en octobre dernier – et a travaillé en intelligence avec la Russie pour "faire de ces informations une arme" contre elle, permettant ainsi à Donald Trump de gagner l’élection. Plus loin dans l’interview, dans une séquence qui n’a pas encore été diffusée, elle affirme : "J’ai perdu le collège électoral d’à peu près 77 000 électeurs, et ce que nous avons découvert, c’est qu’il y a du y avoir une aide sophistiquée offerte par WikiLeaks."

Hillary Clinton considère que WikiLeaks a volontairement propagé ses e-mails deux jours à peine après le début du scandale de la "Trump tape", où on entendait Donald Trump être assez indécent vis-à-vis des femmes ("Grab by the pussy"). Pour elle, l'organisation de Julian Assange a tenté d'étouffer le scandale en se servant de ces documents.

Sur Twitter, Julian Assange a répondu, ce lundi 16 octobre au matin, affirmant qu’il y avait "quelque chose de mauvais" chez Clinton et affirmant qu’elle "mentait constamment".

Peu après, l'activiste, toujours réfugié à l'ambassade de l'Equateur de Londres, est revenu sur les allégations d'Hillary Clinton à son encontre. Encore sur Twitter, il a affirmé que WikiLeaks dévoilait régulièrement des informations sur la Russie, s'appuyant sur des documents révélés par l'organisation le 19 septembre dernier. Il explique par ailleurs que la "Trump tape" a été publiée en avance et que, selon le timing prévu par WikiLeaks, les e-mails de Clinton devaient être publiés avant.

Ambiance. On attend la suite de l’interview.  

Adapté par Benjamin Bruel. Retrouvez la version originale sur Mashable.

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