Une ferme nommée Duroc Cambodia dope ses cochons pour qu’ils développent des muscles démesurés, parfois au point de ne plus pouvoir marcher. Les photos et vidéos des pauvres animaux ont fait réagir les internautes et la PETA.

On a l’étrange impression d’avoir déjà entendu parler de cette histoire. Sauf que la dernière fois, c’était dans une fiction. Rappelez-vous du film "Okja" sélectionné au festival de Cannes et mis en ligne sur Netflix le 28 juin dernier : le réalisateur sud-coréen Joon-Ho Bong y raconte le plan machiavélique d’une multinationale américaine dirigée par Lucy Mirando (alias Tilda Swinton) qui fabrique des "super-cochons" pour vendre un maximum de viande.

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Dans la province de Banteay Mean Chey, au nord-ouest du Cambodge, des fermiers semblent avoir eu la même idée. Mais pour de vrai. Sur Facebook, une ferme nommée Duroc Cambodia partage fièrement des photos et des vidéos de ses cochons génétiquement modifiés, transformés en Hulk. Certains animaux y ont les muscles tellement développés que leurs pattes n’arrivent plus à supporter leur poids, alors ils sont transportés dans des cages.

Si les fermiers comptent sans doute ainsi vendre toujours plus de viande, leur business ne s’arrête pas là. Comme l’a remarqué le DailyMail, Duroc Cambodia propose également d’envoyer à des fermiers intéressés un kit d’insémination artificielle comprenant une prothèse de pénis et du sperme de leurs "super-cochons" pour développer d’autres élevages.

La PETA s'insurge

Sous les photos et vidéos de la page Facebook de la ferme aux quelque 28 000 abonnés, les commentaires sont pour la plupart horrifiés. Alors l’affaire est arrivée jusqu’aux oreilles de la PETA. Sur son blog, l’association pour la défense du droit des animaux a réagi dans un article publié le 27 septembre.

"Ils risquent de naître avec de douloureux problèmes de santé"

"Ces cochons-Hulk sont bons à faire des cauchemars, pas de la nourriture. Et ceux qui sont génétiquement conçus risquent de naître avec de douloureux problèmes de santé", écrit Danny Prater de la PETA. Et l’auteur de rappeler que lors d’un précédent cas de cochons "sur-musclés" par des scientifiques sud-coréens et chinois en 2015, seul un des 32 cochons testés s’en était sorti en "relative bonne santé".

Pour la PETA, c’est simple, il n’y a qu’une solution pour stopper cela : "La meilleure façon d’aider les animaux qui souffrent dans l’industrie alimentaire, c’est d’arrêter de les manger."

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