La police est intervenue en force, dans la nuit de dimanche à lundi, sur la principale avenue de Las Vegas, dans l'ouest des États-Unis, pour neutraliser l'auteur d'une fusillade. Un bilan fait état d'au moins 50 morts et plusieurs centaines de blessés.

Un homme a ouvert le feu, dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 octobre, lors d'un concert organisé dans le cadre du festival Route 91 Harvest à Las Vegas, dans l'ouest des États-Unis. Au moins 50 personnes ont été tuées, selon la police, faisant déjà de ce tragique événement la tuerie de masse la plus meurtière de l'histoire des États-Unis.

Le tueur aurait tiré depuis une chambre d'hôtel au 32e étage du Mandalaya Bay, avant que la police n'intervienne et l'abatte, a indiqué l'agence Reuters.

Un suspect blanc de 64 ans

Après avoir bouclé le secteur du Strip où a eu lieu la fusillade, les forces de l'ordre ont déclaré que le suspect s'appelait Stephen Paddock, un résident de la ville. Ses motivations restent inconnues mais il ne serait pas lié à une quelconque organisation, a précisé le sheriff. Sa compagne est actuellement recherchée, a-t-il ajouté lors d'une rapide conférence de presse.

Shooting at Route 91

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Angella Rose, qui vit dans l’Ohio, assistait au concert du chanteur de country Jason Aldean, comme quelque 40 000 autres personnes.

"Nous nous sommes faits tirer comme des lapins"

Aux Observateurs de France 24, elle raconte ce qu'elle a vécu : "Quand nous avons entendu les premiers coups de feu, nous avons d’abord pensé que c’étaient des pétards, que quelqu’un avait réussi à en faire entrer dans la fête et les faisait exploser près de la scène. Jason Aldean a continué à jouer quelques instants jusqu’à ce que, d’un coup, ces détonations semblables à des coups secs, ont commencé à être de plus en plus fréquentes. Ce n’étaient pas juste quelques coups, c’était un 'pop-pop-pop-pop' continu, ça allait très vite (...) Nous nous sommes allongés dans les gradins, et avons essayé de rester bien derrière les sièges plastiques pour se protéger. Le son des rafales continuait, il y avait énormément de tirs (...) Les gens couraient dans tous les sens, parfois en plein milieu de la rue alors que des voitures circulaient. C’était la panique totale (...) Nous étions des cibles faciles, nous nous sommes faits tirer comme des lapins."

– Avec AFP et Reuters

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