Le FBI n'aura pas à révéler l'identité du vendeur de l'outil qui a permis de décrypter l'iPhone d'un des auteurs du massacre de San Bernardino.

Le FBI va pouvoir garder le silence. Une cour fédérale a décidé, le 30 septembre, que l'agence américaine n'a pas à révéler l'identité de l'individu ou de l'entreprise qui a vendu l'outil permettant de décrypter l'iPhone 5C de Syed Rizwan Farook, l’un des auteurs du massacre de San Bernardino où 14 personnes ont été tuées, rapporte le site ZDNet

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L'action en justice avait été intentée par Vice News, USA Today et Associated Press. Les trois médias avaient invoqué le Freedom of Information Act, une loi fondée sur le principe du droit à l'information obligeant les agences fédérales du pays à transmettre leurs documents. Les plaignants voulaient que soient révélés au public le ou les outils utilisés pour pirater l'iPhone 5C incriminé.

En dépit de cette règle, la juge fédérale en charge de l'affaire, Tanya Chuktan, a estimé que révéler des informations sur le vendeur pouvait le mettre en danger. La cour fédérale a également statué sur la non-divulgation du prix payé pour l'opération. Mais à en croire l'ex-directeur du FBI, le montant de l'achat serait d'un million de dollars. 

Une menace pour notre sécurité

En 2016, le FBI avait demandé de l'aide à Apple afin de décrytpter le téléphone portable de Syed Rizwan Farook. Malgré cette injonction, Apple avait refusé de fournir son assistance pour ne pas "menacer la sécurité" de ses clients. L'entreprise avait expliqué que le FBI voulait une nouvelle version d'iOS capable de contourner l'ensemble des dispositifs de sûreté des iPhone.

"Entre de mauvaises mains, ce logiciel, qui n'existe pas aujourd'hui, pourrait potentiellement déverrouiller n'importe quel iPhone de celui qui l'aurait en sa possession", avait déclaré Tim Cook, le PDG d'Apple. Mais l'accès aux données cryptées de l'iPhone de Syed Rizwan Farook avait finalement été rendu possible par l'assistance d'un tiers. Le FBI n'a pas communiqué à la firme de Cupertino la faille exploitée pour décrypter le téléphone, réduisant ainsi la sécurité de tous les utilisateurs de la marque.

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