"Covfefe est la boisson officielle de Nambia."

Alors qu'il s'adressait à un certain nombre de dirigeants africains avant un déjeuner, à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU mercredi 20 septembre, Donald Trump a encore fait une petite boulette. À deux reprises, il a fait référence à la Namibie (Namibia, en anglais), en nommant le pays "Nambia" visiblement une étrange contraction entre "Zambia" et "Namibia". Une petite erreur de language un brin vexante pour ses collègues africains.

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Sa langue a d'abord fourché alors qu'il remerciait les dirigeants présents dans la salle, puis à nouveau lorsqu'il a félicité le pays pour la qualité de son système de santé.

Le service de presse de la Maison Blanche a été obligé, dans les heures qui ont suivi le discours, de faire parvenir un communiqué officiel expliquant que le président américain faisait bel et bien référence à la Namibie, comme le souligne The Hill. Mais peu importe, Twitter s'était déjà emparé de la boulette pour la transformer en blagounette.

Durant ce même discours, Donald Trump a également l'ensemble du continent africain et l'Union africaine pour leur travail, soulignant l'essor et le potentiel économique de l'Afrique. Pour appuyer son propos, comme à son habitude, le président des États-Unis a tenu à parler de son expérience personnelle. "J'ai beaucoup d'amis qui vont dans vos pays pour essayer de devenir riches. Je vous félicité, ils dépensent beaucoup d'argent", a-t-il affirmé devant un parterre de dirigeants.

Un commentaire qui est, disons... étrange ? Différents articles, notamment sur CNN, qui entretient des relations plutôt conflictuelles avec Donald Trump, ont pointé du doigt les relents colonialistes et impérialistes d'une telle déclaration. "Quand il utilise les mots 'J'ai beaucoup d'amis qui vont dans vos pays pour essayer de devenir riches', ça invoque presque l'image de l'exploitation et montre qu'il est totalement paumé sur l'histoire du colonialisme en Afrique", affirme Chris Cillizza, éditorialiste de la chaîne.

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