Les chercheurs de la NASA vont doter leurs satellites d'une nouvelle fonctionnalité : celle de prédire les épidémies de paludisme en Amazonie.

Et si des satellites pouvaient prédire une épidémie de paludisme en Amazonie ? C’est en tout cas l’ambition affichée par la NASA dans une vidéo publiée le 13 septembre.

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L’agence spatiale y présente son dernier bébé, le Land Data Assimilation System (LDSA). Derrière ce nom barbare se cache une méthode d’analyse capable de déterminer avec trois mois d’avances où les moustiques, porteurs de la malaria, vont se reproduire.

Un traqueur de moustiques

Le LDSA utilise les données récupérées par les satellites en orbite au-dessus de la forêt amazonienne, à savoir celles sur la pluviométrie, l’humidité et la température. Une prédiction est ensuite réalisée sur les zones où l’air sera le plus chaud et les bassins d’eau nombreux. Comme les moustiques raffolent de ces conditions pour se reproduire, il devient possible de déterminer leur position.

Le système mis au point par la NASA prend aussi en compte d’autres facteurs pour réaliser ses prédictions, comme la croissance des terres agricoles et des mines exploitées. L’agence spatiale est donc arrivée à une conclusion : si l’activité et la présence humaine s’intensifient, la quantité de moustiques accroît et avec elle le nombre d’infectés.

Au Pérou en 2015, on a dénombré environ 65 000 personnes atteintes de paludisme. Le LDSA pourrait permettre d’abaisser cette statistique, mais pas tout de suite. Le système nécessite encore quelques ajustements avant d’être utilisé. Une fois cette étape passée, la NASA espère appliquer la technique pour prédire des épidémies de Zika.

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